Bruno Salomone : bientôt un hommage XXL dans Fais pas ci, fais pas ça ? Son beau-fils de fiction lance un appel !
- Auriane Laurent

- il y a 20 heures
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La disparition de Bruno Salomone, survenue le 15 mars 2026 à l’âge de 55 ans, a laissé derrière elle un silence difficile à apprivoiser. Un silence chargé de souvenirs, de rires partagés, mais aussi d’une profonde émotion qui continue de traverser celles et ceux qui l’ont côtoyé. Acteur emblématique, visage familier du paysage audiovisuel français, il incarnait bien plus qu’un personnage : une présence, une énergie, une humanité que beaucoup peinent encore à voir disparaître.
Dans les jours qui ont suivi l’annonce de son décès, les hommages se sont multipliés. Collègues, amis, anonymes, tous ont tenu à saluer la mémoire de cet homme discret mais profondément marquant. Pourtant, au-delà des mots, certains ressentent aujourd’hui le besoin de prolonger ce souvenir autrement. Non pas seulement à travers des messages, mais à travers une œuvre, un geste artistique capable de faire revivre, le temps d’un instant, celui qui a tant fait rire.
Parmi ces voix, celle de Yaniss Lespert résonne avec une sincérité particulière. Connu du grand public pour son rôle de beau-fils dans la série "Fais pas ci, fais pas ça", le comédien a partagé bien plus que des scènes avec Bruno Salomone. Au fil des années, leur relation s’est transformée, dépassant largement le cadre professionnel pour devenir un lien presque familial.
"C’était presque comme un père pour moi", confie-t-il avec émotion. Une phrase simple, mais lourde de sens, qui en dit long sur la place qu’occupait Bruno Salomone dans sa vie. Derrière les plateaux de tournage, derrière les scripts et les répétitions, s’était tissée une relation faite de confiance, d’écoute et d’une bienveillance rare.

Le souvenir de leurs échanges reste encore très présent dans l’esprit du jeune acteur. Il évoque un homme attentif, toujours prêt à prendre des nouvelles, à s’inquiéter sincèrement pour les autres. "Il m’envoyait toujours des messages pour savoir comment allait la vie, les amours, le travail", raconte-t-il. Une attention constante, presque invisible, mais profondément précieuse.
Lorsque la maladie a pris une place de plus en plus importante, Yaniss Lespert a été confronté à une réalité difficile à accepter. "Quand on m’a annoncé qu’il ne lui restait que quelques semaines à vivre, j’étais sous le choc", explique-t-il. Pourtant, contre toute attente, Bruno Salomone a continué à se battre avec une détermination impressionnante, prolongeant ce temps que chacun savait compté.
"Il s’est battu comme un lion et a tenu plusieurs mois", ajoute-t-il. Cette résistance, cette force silencieuse, témoignent d’un courage qui force le respect. Mais derrière cette lutte, il y avait aussi une fatigue, une fragilité que seuls les plus proches pouvaient percevoir.
Malgré tout, Bruno Salomone n’a jamais cessé d’être lui-même. Derrière le sourire qui l’a rendu célèbre se cachait une personnalité plus complexe, plus nuancée. "C’était quelqu’un de très souriant, mais aussi parfois dans le doute, un peu rêveur", se souvient Yaniss Lespert. Une dualité qui le rendait profondément humain, loin de toute image figée.
Depuis sa disparition, les témoignages d’affection n’ont cessé d’affluer. Des messages venus de partout, de personnes qui ne l’avaient parfois jamais rencontré, mais qui avaient été touchées par son travail. "J’ai reçu énormément de messages de gens que je ne connaissais pas", confie le comédien. Une vague d’amour qui, selon lui, aurait sans doute surpris Bruno Salomone lui-même.
Face à cet élan, une idée commence à émerger. Celle de rendre hommage à l’acteur à travers la série qui a marqué toute une génération : "Fais pas ci, fais pas ça". Une fiction qui, au fil des années, est devenue bien plus qu’un simple programme télévisé. Un rendez-vous, une histoire collective, un univers dans lequel Bruno Salomone occupait une place centrale.
"Je ne me suis pas dit que c’était la fin de la série", explique Yaniss Lespert. Au contraire, il imagine une suite possible, un prolongement chargé de sens. "J’aimerais bien lui rendre hommage avec un épisode spécial ou quelque chose, sans que ça soit glauque", précise-t-il. Une volonté claire : célébrer la vie plutôt que s’attarder sur la tristesse.
L’idée d’un épisode hommage prend alors une dimension particulière. Non pas comme une fin, mais comme une continuité. Une manière de réunir à nouveau les personnages, les acteurs, et surtout les émotions qui ont fait le succès de la série. Une façon de dire au revoir sans vraiment fermer la porte.
"Ce serait une bonne idée de retrouver son univers de bienveillance et de faire un joli épisode pour lui", ajoute-t-il. Ces mots traduisent un besoin profond : celui de transformer la douleur en création, de donner une forme tangible à l’absence.

Pour résumer celui qu’il n’oubliera jamais, Yaniss Lespert choisit quatre mots : "Bienveillance, humour, générosité, sensibilité." Quatre qualités qui dessinent le portrait d’un homme entier, profondément attaché aux autres, et dont l’empreinte dépasse largement les écrans.
Aujourd’hui, alors que le temps commence doucement à faire son œuvre, une chose semble certaine : Bruno Salomone continue de vivre à travers les souvenirs, les images, les éclats de rire qu’il a laissés derrière lui. Et peut-être, bientôt, à travers un hommage qui viendra rappeler à tous pourquoi il comptait tant.
Car au fond, certaines présences ne disparaissent jamais vraiment. Elles changent simplement de forme, devenant des traces invisibles, mais profondément ancrées dans le cœur de ceux qui restent.

















































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