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Guillaume de Tonquédec : une vie loin du tumulte, entre théâtre, nature et instants suspendus dans un village des Yvelines "Je prends parfois le train de banlieue"

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

Dans le paysage artistique français, Guillaume de Tonquédec incarne une forme de constance discrète, une élégance tranquille qui traverse les années sans jamais chercher à s’imposer par le bruit. Connu du grand public pour ses rôles marquants, notamment celui du père à la fois dépassé et profondément attachant dans Fais pas ci, fais pas ça, il a su conquérir les spectateurs par sa sincérité et son naturel. Mais au-delà des projecteurs, c’est une autre vie qu’il a choisie, plus calme, plus ancrée, loin de l’agitation permanente de la capitale.


Ce choix de vie, il ne l’a jamais caché. Bien au contraire, il le revendique avec une certaine douceur, comme une évidence. Installé dans un petit village des Yvelines, en lisière de forêt, il s’est construit un quotidien à son image, fait de silences, de respirations et de retours à l’essentiel. Là-bas, loin du tumulte parisien, il trouve un équilibre précieux, une manière de se reconnecter à lui-même après chaque représentation.



Son parcours, pourtant, aurait pu l’amener à rester au cœur de Paris, là où tout semble se jouer. Après avoir marqué les esprits au théâtre et à la télévision, il décroche un César pour son rôle de Claude Gatignol dans Le Prénom. Une reconnaissance importante, qui vient confirmer son talent et son statut d’acteur incontournable. Mais au lieu de céder à l’appel de la capitale, il choisit de préserver ce lien avec la périphérie, avec une vie plus apaisée.



Aujourd’hui encore, le théâtre occupe une place centrale dans son existence. Il est à l’affiche de la pièce "Mon jour de chance" au Théâtre Fontaine, où il retrouve chaque soir le plaisir du jeu, du contact direct avec le public. En parallèle, il participe au festival Paroles Citoyennes avec "Le dernier soir", une adaptation du récit de Thomas Miraschi, qui aborde avec délicatesse la question du droit à mourir dans la dignité. Une implication artistique qui témoigne de son attachement à des sujets profonds, humains, essentiels.



Mais dès que le rideau tombe, c’est vers un autre univers qu’il se dirige. Celui de sa maison, nichée dans une campagne verdoyante, à la frontière de la forêt. "Une campagne en lisière de forêt", confie-t-il avec simplicité. Un lieu qui n’est pas seulement un refuge, mais un véritable ancrage. Là, le temps semble ralentir, les bruits s’estompent, et l’acteur retrouve une forme de sérénité que la ville ne peut offrir.



Ce rapport à Paris, pourtant, reste intact. Il ne s’agit pas d’un rejet, mais d’un équilibre subtil. Guillaume de Tonquédec aime la capitale, ses théâtres, ses rues, son énergie. Il s’y rend avec l’enthousiasme d’un "provincial en goguette", comme il le dit lui-même. Une expression qui traduit à la fois son attachement et la distance qu’il a su préserver.


Lorsqu’il est à Paris, il cultive quelques habitudes bien à lui. Parmi elles, une adresse qui lui tient particulièrement à cœur : la papeterie Lavrut. Un lieu hors du temps, presque secret, où il retrouve le plaisir simple des objets, des matières, des mots. "Je redeviens un enfant dès que j’entre dans cette papeterie", confie-t-il. Gaucher, il y trouve des stylos adaptés, mais aussi une atmosphère qui nourrit son imaginaire.



Autre lieu emblématique de ses habitudes parisiennes : le restaurant Villa Dondelli. Plus qu’un simple établissement, c’est un véritable point de rencontre pour les comédiens. Après les représentations, les troupes s’y retrouvent, échangent, prolongent la magie du théâtre autour d’un repas. "C’est plus qu’un restaurant", explique-t-il, évoquant un espace de convivialité rare, où artistes et public se croisent dans une ambiance chaleureuse.


Malgré cet attachement à certains lieux parisiens, c’est bien dans les Yvelines que se trouve le cœur de sa vie. Là-bas, il partage son quotidien avec sa femme et leurs trois enfants, Victoire, Amaury et Timothé. Une vie de famille qu’il protège, loin des regards, dans un environnement propice à l’épanouissement et à la tranquillité.



Ce choix d’habiter en dehors de Paris n’est pas nouveau pour lui. "J’ai toujours vécu en dehors de Paris", affirme-t-il. Une constance qui en dit long sur ses priorités. Il apprécie ce moment de transition, ce "petit voyage" qui consiste à rentrer chez lui après le théâtre. Que ce soit en voiture ou en prenant parfois le train de banlieue, ce trajet devient une parenthèse, un passage entre deux mondes.


Ce rituel, presque anodin en apparence, revêt une importance particulière. Il lui permet de quitter progressivement l’intensité de la scène, de retrouver un rythme plus calme, plus intime. Une manière de ne pas se laisser absorber totalement par le tumulte du métier, de garder une distance nécessaire.



Lorsqu’il s’accorde des vacances, Guillaume de Tonquédec privilégie également la simplicité et l’efficacité. Faute de temps pour organiser ses voyages, il fait appel à Voyageurs du Monde. Une solution qui lui permet de profiter pleinement de ses rares moments de repos, sans stress ni contraintes. Direction les Cyclades ou la côte amalfitaine, pour quelques jours de déconnexion totale.


Il apprécie cette manière de voyager, fluide, presque invisible. "Ils ont des concierges partout", précise-t-il, soulignant l’importance de ces détails qui facilitent chaque étape. Pour lui, le luxe ne réside pas dans l’excès, mais dans la qualité de l’expérience, dans la possibilité de se laisser porter.



Au fond, le parcours de Guillaume de Tonquédec raconte une autre manière de réussir. Une réussite qui ne passe pas uniquement par la reconnaissance ou la visibilité, mais par la capacité à construire une vie équilibrée, fidèle à ses valeurs. Entre la scène et la nature, entre Paris et la forêt, il trace un chemin singulier, loin des clichés.


Son nom lui-même, hérité du village de Tonquédec dans les Côtes-d’Armor, semble porter cette idée d’ancrage, de lien au territoire. Comme une continuité, une mémoire discrète qui l’accompagne dans chacun de ses choix. Rien n’est laissé au hasard, tout semble répondre à une logique intérieure, profondément cohérente.


Ainsi, loin de l’image parfois agitée du monde artistique, Guillaume de Tonquédec incarne une forme de sérénité rare. Une capacité à ralentir, à choisir, à préserver ce qui compte vraiment. Une manière de vivre qui, à l’heure où tout s’accélère, résonne comme une invitation à retrouver l’essentiel.


 
 
 

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