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L’allusion surprenante de Nagui sur l’avenir incertain d’Intervilles 2025:« Je doute que… »

  • Photo du rédacteur: Émilien Charvoz
    Émilien Charvoz
  • 25 juil.
  • 4 min de lecture

"Ça m’étonnerait…" – L’allusion énigmatique de Nagui sur l’avenir incertain d’Intervilles 2025

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Jeudi 24 juillet 2025, Intervilles clôturait en grande pompe sa saison avec la finale opposant trois équipes régionales : Gap (Hautes-Alpes), Coulanges-lès-Nevers (Nièvre) et Saint-Amand-les-Eaux (Nord).


Ce moment censé être l’apothéose d’une saison de renouveau pour le jeu culte des étés français s’est pourtant tenu dans un climat pesant, fait de doutes, de critiques et d’un avenir suspendu.


Et au cœur de ce climat, une petite phrase de Nagui a fait l’effet d’un éclair : « Ça m’étonnerait… ». Une allusion discrète, presque jetée au détour d’un mot, mais lourde de sens concernant la possibilité d’une saison 2.


Une finale sans éclat pour un retour controversé

Après quatre émissions éliminatoires diffusées chaque semaine depuis début juillet, la finale réunissait les meilleures équipes de cette édition 2025. Gap avait triomphé de Bourgoin-Jallieu, Coulanges avait dominé Beauvais, et Saint-Amand-les-Eaux avait battu Wallers-Arenberg. Pourtant, malgré la volonté de recréer l’ambiance festive, déjantée et compétitive qui a fait la renommée du jeu lancé en 1962, l’émission semble peiner à rallumer la flamme.


Les premiers signes d’essoufflement se sont fait sentir très tôt. Si la première émission a attiré un impressionnant 3,35 millions de téléspectateurs, les chiffres ont rapidement fondu. Dès le 17 juillet, le programme n’enregistrait plus que deux millions de fidèles, malgré une promotion musclée et la présence de Nagui à la présentation.


Les critiques fusent de toutes parts

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Au-delà des audiences, c’est la réception critique qui a le plus entamé la crédibilité du retour d’Intervilles. Sur les réseaux sociaux, les commentaires acerbes pleuvent. Beaucoup reprochent au programme d’avoir perdu son âme, son grain de folie, son identité propre.

D’autres pointent du doigt les épreuves, jugées trop enfantines, voire ridicules – comme les séquences où les candidats doivent ramasser des peluches au sol. “Voir des équipes ramasser des nounours, ce n’est pas sérieux”, s’était ainsi emporté Claude Savarit, co-créateur historique du jeu.


Et justement, les propos de Claude Savarit dans Nice Matin, parus le jour même de la finale, ont jeté un nouveau pavé dans la mare. À 88 ans, celui qui avait conçu Intervilles en tandem avec Guy Lux ne cache ni sa colère ni sa déception.


« C’est scandaleux ce qu’ils ont fait de notre émission. Le nom est le même, mais tout le reste a disparu », déclare-t-il avec amertume. Son indignation porte surtout sur l’absence des célèbres vachettes, remplacées cette année par une mascotte en peluche prénommée Topa – décision prise par la production dans une logique de respect du bien-être animal.


Une phrase lourde de sens

Face à ce contexte tendu, les déclarations de Nagui sont scrutées de près. Et lorsqu’on l’interroge sur une possible saison 2, sa réponse évasive intrigue : « J’aimerais bien une saison 2, mais ça ne dépend pas de moi. Ce sera une décision de France Télévisions. » Mais surtout, c’est son « Ça m’étonnerait… » glissé presque innocemment à l’antenne qui laisse entendre que même lui ne croit pas vraiment en un avenir pour Intervilles dans cette nouvelle formule.


Faut-il y voir un aveu d’échec ? Un désengagement en douceur ? Ou simplement une prise de recul face aux nombreuses polémiques ? Une chose est sûre : ce que l’on pensait être un retour triomphal s’est transformé en parcours du combattant. Même la finale, censée faire vibrer les téléspectateurs, a peiné à susciter l’enthousiasme, malgré une réalisation léchée et des candidats volontaires.


Un concept mal adapté à son époque ?

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Le cas Intervilles illustre un phénomène plus large dans l’univers télévisuel : celui des reboots ratés. Si certaines émissions iconiques comme La Roue de la fortune, Le Bigdil ou encore Fort Boyard ont su renaître avec panache, d’autres peinent à retrouver leur magie d’antan. Et Intervilles, avec ses vachettes, ses bains de boue, ses chutes improbables et ses commentaires pince-sans-rire, appartient peut-être à une époque que la télévision actuelle ne sait plus comment apprivoiser.


Nagui, malgré sa popularité et son expérience, semble avoir sous-estimé le poids symbolique de certains éléments du format original. La volonté d’adoucir les épreuves, de lisser le ton et de se conformer aux nouvelles sensibilités sociales a, selon beaucoup, vidé Intervilles de sa substance. Et au lieu d’un renouveau, le public a eu le sentiment d’assister à une parodie aseptisée.


La nostalgie ne suffit plus

Au fond, la leçon que laisse Intervilles 2025 est peut-être que la nostalgie, si puissante soit-elle, ne fait pas tout. Faire revenir un programme culte ne se résume pas à coller un nom célèbre sur un produit nouveau. Il faut comprendre ce qui faisait battre le cœur de l’émission, et savoir traduire cet esprit dans le langage du présent. À défaut, le retour devient une trahison.


Claude Savarit résume parfaitement ce malaise : « Intervilles, ce n’était pas juste un nom. C’était une ambiance, une folie collective, un second degré assumé. Là, c’est un emballage vide. »


Quel avenir pour Intervilles ?

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À l’heure actuelle, France Télévisions ne s’est pas encore prononcée sur une potentielle saison 2. Mais à en croire les audiences, les critiques du public, la colère de son créateur et les doutes de son présentateur, l’émission a peu de chances de revenir dans sa forme actuelle.


Et pourtant, Intervilles reste un morceau d’histoire télévisuelle française. Peut-être faudra-t-il du temps, une autre équipe, ou un autre regard pour qu’un jour, ce jeu emblématique retrouve la place qu’il mérite.

En attendant, le “ça m’étonnerait” de Nagui résonne comme un chant du cygne. Une petite phrase qui dit beaucoup. Peut-être trop.


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