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Bruno Salomone : Le producteur d'A priori dévoile ce qu'il pensait de Florent Manaudou dans la série policière

  • Photo du rédacteur: Auriane Laurent
    Auriane Laurent
  • il y a 3 heures
  • 4 min de lecture

À l’aube du lancement très attendu de la deuxième saison de A priori sur France 3, une émotion particulière entoure la série policière. Derrière l’intrigue et les nouveaux épisodes se dessine une réalité plus intime, presque silencieuse, marquée par l’absence d’un acteur profondément apprécié du public : Bruno Salomone. Ce retour à l’écran n’est pas seulement celui d’une fiction, mais aussi celui d’un souvenir encore vif, d’une présence qui, même absente, continue de résonner dans chaque scène.


La série, qui avait su séduire par son équilibre entre enquête et humanité, revient avec une évolution majeure. Le personnage de Victor Montaganac, incarné par Bruno Salomone, s’efface progressivement. Un choix scénaristique délicat, façonné autant par les exigences du récit que par les circonstances personnelles de l’acteur. Car derrière cette transition, il y a une histoire humaine, faite d’espoir, de prudence et de respect.



C’est Benoît Masocco, producteur de la série, qui a récemment levé le voile sur les coulisses de cette nouvelle saison. Dans une interview accordée à la presse, il a évoqué avec pudeur les derniers mois de collaboration avec Bruno Salomone. À l’époque du tournage, durant l’été précédent, l’acteur était déjà affaibli par la maladie. Malgré cela, il restait attentif, curieux, profondément impliqué dans l’évolution de la série.



Incapable de participer physiquement au tournage, ni même à distance, Bruno Salomone n’a pourtant jamais été tenu à l’écart des décisions. Bien au contraire. L’équipe tenait à préserver ce lien précieux, cette continuité artistique qui faisait l’âme du projet. Plusieurs versions du scénario ont ainsi été imaginées, ajustées, repensées, dans l’espoir qu’il puisse, un jour, revenir incarner son personnage.



Face à ces incertitudes, une solution a émergé : prolonger les vacances de Victor Montaganac. Un choix simple en apparence, mais chargé de sens. Il ne s’agissait pas d’un adieu, mais d’une parenthèse. Une manière de laisser la porte ouverte, de croire encore à un retour possible. "On était encore plein d’espoir", confie Benoît Masocco, soulignant cette volonté commune de ne rien figer, de ne pas céder trop vite à l’irréversible.



Dans ce contexte, l’arrivée d’un nouveau personnage devenait nécessaire pour maintenir l’équilibre narratif. C’est ainsi que Florent Manaudou, célèbre nageur et désormais comédien, a rejoint l’aventure. Il incarne Jim, un capitaine venant intégrer la brigade, apportant avec lui une nouvelle dynamique, une énergie différente, mais complémentaire.


Ce choix, audacieux sur le papier, a suscité des interrogations, y compris au sein de l’équipe. Bruno Salomone lui-même ne savait pas immédiatement quoi en penser. "Ce n’était ni génial ni une mauvaise idée", aurait-il confié dans un premier temps. Une réaction sincère, à l’image de son regard toujours mesuré, jamais excessif.



Curieux malgré tout, il avait demandé à voir quelques séquences avec Florent Manaudou. Un moment discret, presque intime, où l’acteur observait celui qui, sans le remplacer, allait partager l’espace qu’il avait contribué à construire. Après avoir visionné ces images, sa réaction a été simple, mais significative : "Il se débrouille bien…". Une phrase courte, mais empreinte de reconnaissance et d’acceptation.


Ce regard posé sur la nouvelle recrue révèle beaucoup de la personnalité de Bruno Salomone. Il n’y a ni rivalité, ni amertume, seulement une forme de transmission implicite. Comme si, à travers ces mots, il validait une continuité, un passage de relais en douceur, respectueux de ce qui avait été construit.


Pour la production, il n’a jamais été question de remplacer Bruno Salomone. Cette idée n’a même pas été envisagée. "On voulait un nouveau personnage complémentaire", insiste Benoît Masocco. Une nuance essentielle, qui montre à quel point l’identité de Victor Montaganac restait indissociable de son interprète.


Cette décision a guidé toute la construction de la saison. Plutôt qu’un départ brutal, définitif, la série choisit la subtilité, la suggestion. Victor n’est pas effacé, il est simplement ailleurs, en attente. Une absence qui devient présence autrement, dans les souvenirs, dans les dialogues, dans ce vide que personne ne peut vraiment combler.


Malheureusement, l’espoir qui portait cette approche s’est heurté à la réalité. Quelques mois plus tard, Bruno Salomone s’est éteint, emporté par la récidive de son cancer. Une disparition qui a profondément marqué l’équipe, transformant cette saison en hommage involontaire, en témoignage de ce qu’il représentait.


Dans ce contexte, le personnage de Jim prend une dimension particulière. Interprété par Florent Manaudou, il ne vient pas remplacer, mais accompagner. Son duo avec Iris Villeneuve, incarnée par Lucia Passaniti, s’inscrit dans une nouvelle dynamique, où les relations évoluent progressivement, entre enquêtes et émotions naissantes.


Au fil des épisodes, une complicité se dessine entre eux, laissant entrevoir une relation qui pourrait dépasser le cadre professionnel. Une évolution qui apporte une respiration nouvelle à la série, tout en respectant l’héritage laissé par les saisons précédentes.



Mais au-delà de la fiction, ce qui reste, c’est cette trace invisible laissée par Bruno Salomone. Une manière d’habiter un rôle, de marquer une équipe, de laisser derrière soi quelque chose qui ne disparaît pas avec le temps. Chaque scène, chaque silence semble encore porter un peu de cette présence.


Le retour de A priori ne se résume donc pas à une nouvelle saison. C’est aussi une manière de dire au revoir autrement, de prolonger un lien, de continuer à raconter une histoire en y intégrant l’absence comme une part essentielle du récit.


Et peut-être que, dans ce choix délicat de ne pas remplacer mais d’accompagner, la série trouve sa plus grande justesse. Car certaines présences ne s’effacent jamais vraiment. Elles se transforment, doucement, en souvenirs partagés.


 
 
 

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