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Bruno Salomone, soulagé par la fin de Fais pas ci, fais pas ça : “Mieux vaut partir sur une victoire…”

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • il y a 3 heures
  • 4 min de lecture

La disparition de Bruno Salomone a profondément marqué le public français, ravivant de nombreux souvenirs liés à ses rôles emblématiques. Parmi eux, celui de Denis Bouley dans Fais pas ci, fais pas ça reste sans doute le plus marquant. Pourtant, à rebours de ce que certains auraient pu imaginer, l’acteur avait confié de son vivant qu’il avait accueilli la fin de la série avec un certain soulagement. Une déclaration qui, aujourd’hui, résonne avec une intensité particulière.


Pendant des années, Bruno Salomone a prêté ses traits à ce père de famille fantasque, à la fois maladroit, attachant et profondément humain. Denis Bouley n’était pas seulement un personnage comique : il incarnait une vision tendre et parfois désarmante de la parentalité moderne. À travers lui, l’acteur a su toucher un public large, qui s’est reconnu dans ses contradictions et ses élans sincères.



Mais derrière ce succès durable, Bruno Salomone avait une vision lucide du parcours des séries télévisées. Dans une interview accordée à la presse, il expliquait qu’il avait vécu la fin de Fais pas ci, fais pas ça comme une conclusion logique et presque nécessaire. "Je l’ai bien vécue car c’est une fin annoncée et sur un succès. Cette fin est assumée", confiait-il avec une simplicité désarmante.



Pour lui, l’essentiel résidait dans la manière de quitter la scène. Plutôt que de prolonger artificiellement une œuvre jusqu’à l’essoufflement, il estimait préférable de s’arrêter au bon moment, lorsque l’énergie créative est encore intacte. Cette philosophie se résumait en une phrase devenue emblématique : "Mieux vaut partir sur une victoire que sur une défaite." Une réflexion empreinte de sagesse, qui dépasse largement le cadre d’une simple série télévisée.



Il reconnaissait pourtant que les scénaristes auraient pu continuer à explorer de nouvelles pistes narratives. L’évolution des enfants, les transformations des familles Lepic et Bouley, les défis du quotidien… autant de thématiques qui auraient pu nourrir de nouvelles saisons. Mais pour Bruno Salomone, la question n’était pas de savoir si cela était possible, mais si cela était souhaitable.



Cette décision de conclure la série alors qu’elle rencontrait encore le succès lui apparaissait comme une forme de respect, à la fois envers le public et envers les personnages eux-mêmes. Il se disait "très content" que l’aventure se termine à son meilleur niveau, sans laisser place à une quelconque lassitude. Une manière de préserver l’intégrité d’un univers qui avait su rester fidèle à lui-même au fil des années.


Au-delà de l’aspect artistique, cette fin représentait également une opportunité pour l’acteur. Interpréter un personnage aussi fort pendant une longue période peut parfois enfermer un comédien dans une image. Bruno Salomone en avait conscience, et voyait dans cette conclusion l’occasion d’explorer d’autres registres, de se renouveler, de continuer à évoluer.



La dernière saison de la série a d’ailleurs été conçue comme un véritable bouquet final. Les épisodes proposaient une structure narrative originale, mêlant différentes temporalités. Le présent, mais aussi des projections dans le futur, à cinq et dix ans, permettaient d’imaginer ce que deviendraient les personnages. Une approche audacieuse, qui donnait une profondeur supplémentaire à l’histoire.


Ce choix offrait aux comédiens un terrain de jeu particulièrement riche. Ils pouvaient explorer différentes facettes de leurs personnages, imaginer leur évolution, jouer avec le temps et les émotions. Bruno Salomone évoquait avec enthousiasme cette expérience, qui lui permettait de revisiter Denis Bouley sous un nouveau jour.


Le tournage de cette ultime saison a également été marqué par des décors variés et inattendus. Parmi eux, un voyage en Inde a particulièrement marqué l’acteur. Dans ces épisodes, Denis Bouley se retrouvait confronté à un environnement totalement différent, incapable de "comprendre les codes" du pays. Cette situation donnait lieu à des scènes à la fois drôles et touchantes, illustrant parfaitement le décalage du personnage.


Derrière ces moments de fiction, on retrouvait l’essence même de la série : un mélange subtil d’humour et d’émotion, une capacité à aborder des sujets universels avec légèreté, sans jamais tomber dans la superficialité. C’est cette alchimie qui a permis à Fais pas ci, fais pas ça de s’imposer comme une référence du paysage audiovisuel français.


Aujourd’hui, alors que les fans pleurent la disparition de Bruno Salomone, ses mots prennent une résonance particulière. Cette idée de "partir sur une victoire" semble presque prémonitoire. Comme si l’acteur avait toujours su l’importance de choisir le bon moment pour dire au revoir, que ce soit à un rôle, à une aventure ou à une étape de vie.


Son interprétation de Denis Bouley restera gravée dans les mémoires, non seulement pour son humour, mais aussi pour l’humanité qu’il y a insufflée. À travers ce personnage, Bruno Salomone a su créer un lien unique avec le public, un lien qui dépasse le cadre de la télévision pour toucher quelque chose de plus intime.



Et si la série s’est arrêtée, son héritage, lui, continue de vivre. Les rediffusions, les souvenirs, les répliques cultes… autant d’éléments qui perpétuent la présence de l’acteur dans le quotidien des téléspectateurs. Denis Bouley n’est pas seulement un personnage du passé, il reste une figure familière, presque proche.


En repensant à ses confidences, une impression persiste : celle d’un artiste en paix avec ses choix, conscient de son parcours et attaché à la sincérité de son travail. Bruno Salomone n’a pas cherché à prolonger artificiellement le succès, mais à le préserver, à le laisser intact dans la mémoire collective.


Ainsi, derrière cette phrase simple — "Mieux vaut partir sur une victoire que sur une défaite" — se dessine toute une philosophie de vie. Une manière d’accepter la fin des choses, non comme une perte, mais comme l’aboutissement d’un chemin. Et dans cette perspective, la fin de Fais pas ci, fais pas ça apparaît non pas comme une rupture, mais comme une conclusion harmonieuse.


 
 
 

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