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Aux obsèques d’Isabelle Mergault, le discours bouleversant d’Isabelle Alonso dévoilé : un hommage entre amour, admiration et absence

  • Photo du rédacteur: Maxime Lemoine
    Maxime Lemoine
  • il y a 4 heures
  • 4 min de lecture

Le 30 mars 2026, sous un ciel chargé d’émotion, le cimetière du Père-Lachaise à Paris est devenu le théâtre d’un dernier adieu à Isabelle Mergault. Dix jours après sa disparition, survenue le 20 mars des suites d’un cancer, proches, amis et figures du monde artistique se sont réunis pour honorer la mémoire de celle qui avait su marquer les esprits par son humour, sa liberté et sa singularité. Parmi les voix qui se sont élevées ce jour-là, celle d’Isabelle Alonso a particulièrement touché l’assistance.


Amie de longue date d’Isabelle Mergault, Isabelle Alonso partageait avec elle une relation rare, forgée au fil de plus de trente années de complicité. Leur rencontre remonte à 1995, dans le cadre de l’émission alors animée par Philippe Bouvard. Très vite, un lien fort s’est tissé entre les deux femmes, nourri par une admiration mutuelle et une profonde compréhension de l’autre.



Lors de la cérémonie, Isabelle Alonso a pris la parole pour lire un texte qu’elle avait écrit spécialement pour rendre hommage à son amie disparue. Un discours empreint de pudeur et d’intensité, dans lequel chaque mot semblait pesé, chaque phrase chargée d’émotion. Quelques jours plus tard, elle a choisi de partager ce texte sur son site Internet, permettant à un plus large public de découvrir cet hommage profondément personnel.



Dès les premières lignes, le ton est donné. "Tu m’as prise de vitesse, Isabelle. Je voulais croire, j’ai cru au-delà du raisonnable, que tu trouverais un moyen de rester", écrit-elle. Une entrée en matière qui traduit le choc, l’incompréhension et ce refus instinctif d’accepter la disparition de l’être aimé. Comme si, au fond, une part d’elle continuait d’espérer.



Face à l’assemblée réunie au Père-Lachaise, Isabelle Alonso poursuit avec des mots qui résonnent longtemps après avoir été prononcés. "Je n’ai pas su, pas voulu, comprendre. Et me voilà devant toi, à essayer de te faire mesurer comme tu nous manques déjà." Dans cette phrase, il y a toute la difficulté du deuil, cette incapacité à mettre des mots sur l’absence, à mesurer l’ampleur du vide laissé.



Elle évoque ensuite ce manque qui s’installe, insidieux, et qui ne cessera de grandir avec le temps. "Comme tu vas nous manquer, nous manquer encore, nous manquer longtemps...", ajoute-t-elle, laissant apparaître une douleur à la fois douce et persistante. Une douleur partagée par l’ensemble des personnes présentes, parmi lesquelles figuraient notamment Laurent Ruquier, Christine Bravo, Steevy Boulay ou encore Anne Roumanoff.


Dans son discours, Isabelle Alonso ne se contente pas d’exprimer sa peine. Elle rend également hommage à la femme qu’était Isabelle Mergault, à sa personnalité unique, à son parcours hors des sentiers battus. "Tu n’as jamais rien fait comme tout le monde. Tu n’en as jamais fait qu’à ta tête", souligne-t-elle, avec une admiration palpable.



Elle rappelle les multiples facettes de son amie, dont la carrière riche et éclectique témoigne d’une curiosité insatiable et d’une liberté assumée. Actrice, réalisatrice, scénariste, dramaturge, chroniqueuse, romancière… autant de rôles qu’Isabelle Mergault a endossés avec passion et authenticité. "Ta fiche Wikipedia indique toutes ces qualités", note-t-elle, comme pour rappeler l’étendue de son talent.


Mais au-delà de la carrière, c’est surtout la femme qui est célébrée. "Une femme debout, indépendante, libre", affirme Isabelle Alonso, avant de dresser un portrait à la fois tendre et fidèle : "Une artiste rigolarde et tendre, sensible et moqueuse." En quelques mots, elle parvient à capturer l’essence même de celle qui a marqué tant de vies.


L’émotion se fait encore plus forte lorsqu’elle évoque leur relation personnelle. "On se voit. On se regarde. On se parle. On se sourit. Et on tombe. Raide dingue. Comme un coup de foudre." Cette description, presque cinématographique, traduit la spontanéité et la profondeur de leur amitié, née d’une rencontre devenue essentielle.


Elle poursuit en saluant le parcours de son amie, un chemin de liberté et d’audace. "J’applaudis des deux mains à ton parcours de liberté, crâneur, insolent, insolite", déclare-t-elle. Des mots qui témoignent d’une admiration sincère pour une femme qui n’a jamais cherché à se conformer, préférant suivre ses propres règles.


Ce parcours, selon elle, ne s’arrête pas avec la disparition. "Qui marque, qui persiste, qui inspire. Et qui restera", ajoute-t-elle, comme pour affirmer que l’empreinte laissée par Isabelle Mergault continuera de vivre à travers ceux qui l’ont connue et aimée. Une manière de transformer l’absence en présence, le souvenir en héritage.



Dans les dernières lignes de son discours, Isabelle Alonso évoque une idée forte, presque universelle : chacun porte en lui une part de la personne disparue. "Ce n’est pas un souvenir, c’est un tatouage", affirme-t-elle. Une image puissante, qui suggère que l’amour et les souvenirs s’inscrivent en nous de manière indélébile.


Enfin, elle conclut avec une simplicité bouleversante : "Merci, Isabelle, d’avoir existé." Une phrase courte, mais d’une intensité rare, qui résume à elle seule tout ce que les mots ne peuvent parfois exprimer. Une manière de dire adieu, mais aussi de dire merci pour tout ce qui a été partagé.


À travers ce discours, Isabelle Alonso offre bien plus qu’un hommage. Elle livre un témoignage sincère, intime, qui dépasse le cadre de la cérémonie pour toucher à quelque chose de profondément humain. Une déclaration d’amitié, d’amour et de reconnaissance, qui rappelle que certaines relations laissent une trace éternelle.


 
 
 

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