"C’était monstrueux… une performance digne de l’Eurovision" : au château, Victor bouleverse les élèves et marque les esprits lors d’une évaluation hors norme
- Pierre Howard

- il y a 10 heures
- 4 min de lecture
Au château de Dammarie-les-Lys, certaines journées laissent une empreinte particulière, comme si le temps s’y suspendait quelques instants. Ce mardi 13 janvier 2026 fait indéniablement partie de celles dont les élèves de la Star Academy se souviendront longtemps. Jour d’évaluations, certes, mais surtout moment charnière dans une aventure arrivée à un tournant décisif. Alors que la compétition se resserre et que chaque prestation peut désormais peser lourd dans la balance, Victor a livré une performance qui a profondément marqué ses camarades, au point de susciter une vague d’émotion et d’admiration rarement vue au château.
Cette semaine, les règles diffèrent des évaluations habituelles. Les nominations ne sont plus en jeu puisque les votes du public sont déjà ouverts. Les téléspectateurs ont désormais la main pour décider quels élèves accéderont aux demi-finales, aux côtés de Léa, déjà qualifiée lors du dernier prime. Pourtant, l’enjeu reste immense. Comme l’a expliqué Michael Goldman quelques jours plus tôt, le premier du classement établi par les professeurs bénéficiera d’un privilège stratégique déterminant : celui de choisir l’affiche des demi-finales, et donc de décider qui affronter. Une responsabilité lourde, presque vertigineuse, qui transforme chaque évaluation en véritable test de maturité artistique.
Pour cette session si particulière, les cinq élèves encore en lice ont reçu une consigne claire : carte blanche totale, à condition de donner aux professeurs l’impression d’assister à leur propre concert. Il ne s’agissait plus simplement de chanter juste ou de respecter une mise en place, mais de proposer un univers, une identité, une vision de ce que pourrait être leur avenir après la Star Academy. Un exercice exigeant, qui demande autant de courage que de sincérité.
Victor, conscient de l’enjeu, a fait un choix audacieux. Il a décidé d’interpréter "Never Forget You" de Zara Larsson, un titre à la fois populaire, exigeant vocalement et chargé d’émotion. Avant même de commencer, il a tenu à expliquer sa démarche au jury. "C’est typiquement le genre de musique que j’aimerais faire après la Star Academy. De la pop, un peu dance, mais quand même très vocale", a-t-il confié, posément, avec cette lucidité qui le caractérise depuis le début de l’aventure. Puis, fidèle à son humour discret, il a ajouté en souriant : "C’est pour suivre les pas des icônes féminines avec lesquelles j’ai grandi. Beyoncé, Lady Gaga… Michel Sardou." Une plaisanterie inattendue, qui a immédiatement détendu l’atmosphère et arraché des rires dans la salle.

Mais une fois la musique lancée, plus question de légèreté. Victor s’est plongé corps et âme dans sa prestation. Seul sur scène, sans artifices superflus, il a porté le morceau avec une intensité rare, assumant chaque note, chaque respiration, chaque montée vocale. Une interprétation brute, sincère, presque habitée. Dans la salle, le silence était palpable. Les professeurs observaient, attentifs, tandis que l’émotion semblait circuler bien au-delà de la simple performance technique.
De retour au château après son passage, Victor a retrouvé ses camarades pour le traditionnel débrief. Et très vite, les mots ont fusé, chargés d’admiration. "C’était incroyable, monstrueux. C’est ta meilleure évaluation", ont-ils lancé presque à l’unisson. L’un d’eux a souligné la difficulté du morceau, insistant sur le courage qu’il fallait pour s’attaquer à une chanson aussi exigeante dans un contexte aussi épuré. "La musique était dure en plus. C’est incroyable de faire ça", ont-ils répété, encore sous le choc.
Parmi eux, Bastiaan s’est montré particulièrement impressionné. Les yeux encore écarquillés, il a cherché ses mots avant de lâcher : "C’était monstrueux. C’était une performance de l’Eurovision, par exemple." Une comparaison forte, presque symbolique, qui en dit long sur l’impact de la prestation. Il a poursuivi, admiratif : "Je trouve que c’est hyper culotté de choisir une chanson aussi dure, parce que ce genre de titre, ça rend bien en studio ou en live avec des backs. Mais là, le faire comme ça, tout seul… je trouve ça impressionnant. Je suis choqué."
Au-delà de la performance vocale, un autre détail n’a pas échappé aux élèves : l’aisance de Victor, sa capacité à assumer pleinement sa personnalité, jusque dans l’humour. "Et ta vanne… plus dix points", ont-ils souligné en riant. "C’était hilarant le Michel Sardou." Léa, attentive à la réaction du jury, a même remarqué un signe révélateur : "J’ai vu que Michael avait sorti son carnet. Il a pris des notes. Tout le monde a ri." Un détail en apparence anodin, mais qui, dans le contexte de la Star Academy, n’a rien d’insignifiant.

Ambre, elle, a résumé le sentiment général avec des mots simples mais percutants : "Tu as pondu une grosse masterclass." Une phrase qui sonne comme une reconnaissance collective, presque un passage de témoin entre élèves conscients de vivre un moment fort de l’aventure.
Cette évaluation restera sans doute comme l’un des instants clés du parcours de Victor au château. Un moment où tout semblait aligné : la justesse vocale, l’émotion, la prise de risque, l’humour, et surtout cette impression, partagée par tous, d’avoir assisté à quelque chose de rare. Une prestation qui dépasse le cadre scolaire pour se rapprocher d’un véritable acte artistique.
Dans une aventure où la pression est constante, où chaque geste est observé, commenté, parfois critiqué, Victor a réussi à transformer l’épreuve en démonstration de liberté. Et si les votes du public décideront de la suite, une chose est certaine : ce mardi-là, au château, quelque chose a changé. Les élèves ne regardaient plus seulement Victor comme un concurrent, mais comme un artiste capable de porter une scène à lui seul.

















































Commentaires