"Il y a un problème avec sa voix ?" : Léa fragilisée lors de la finale de la Star Academy, une prestation qui divise profondément les internautes
- Maxime Lemoine

- il y a 13 heures
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La grande finale de la Star Academy 2025 s’est déroulée ce samedi 7 février sur TF1, dans une atmosphère chargée d’émotion, de tension et d’attentes immenses. Après plusieurs semaines d’aventure, de travail acharné et de progression constante, ils étaient dix-sept au départ. À l’arrivée, seules deux candidates restaient en lice : Léa et Ambre. Deux parcours différents, deux sensibilités artistiques distinctes, mais un même rêve partagé depuis les premiers pas au château de Dammarie-lès-Lys.
Cette soirée, attendue par des millions de téléspectateurs, devait consacrer une gagnante, mais elle a aussi révélé à quel point l’exposition médiatique peut être violente, même au sommet de l’aventure. Si Ambre a largement convaincu le public par sa puissance et son assurance, la prestation de Léa, elle, a suscité une vague de réactions contrastées, parfois très dures, sur les réseaux sociaux.
Dès les premières minutes de l’émission, l’émotion était palpable. Pour la dernière fois de la saison, les dix-sept élèves de la promotion 2025 se sont retrouvés sur scène afin d’interpréter l’hymne "Voulez-vous". Un moment fort, chargé de souvenirs, où les regards échangés et les sourires nerveux racontaient déjà la fin imminente d’une aventure humaine intense. Pour beaucoup d’entre eux, cette émission a été bien plus qu’un simple télé-crochet : une parenthèse de vie, une école de rigueur, mais aussi un révélateur de fragilités.
Avant les grands solos, Léa et Ambre ont partagé la scène sur plusieurs tableaux collectifs, notamment sur "J’aurais voulu être un artiste" de Nicole Croisille. Une performance énergique, maîtrisée, qui a rappelé le chemin parcouru par les deux finalistes depuis les premières évaluations parfois hésitantes. Entourées d’invités prestigieux tels que Marine, Helena, Bigflo & Oli, Solann et la marraine de la saison Charlotte Cardin, les jeunes femmes ont tenté de garder leur concentration intacte malgré la pression.

Le parrain de la saison, Ed Sheeran, absent pour des raisons d’agenda, n’a pas pu être présent physiquement au Studio 217, mais son soutien n’en demeurait pas moins symbolique. La production avait mis les petits plats dans les grands pour offrir une finale à la hauteur des attentes, tant sur le plan visuel que musical.
Lorsque le moment des grands solos est arrivé, l’atmosphère a changé. Ambre a ouvert le bal avec "Ma gueule" de Johnny Hallyday, un choix audacieux qu’elle a assumé avec une intensité remarquable, malgré le fait qu’elle ait confié ne pas connaître ce titre quelques jours auparavant. Sa prestation, habitée et sincère, a immédiatement conquis une grande partie des téléspectateurs.
Puis est venu le tour de Léa. Pour cette ultime épreuve, la candidate a choisi de reprendre "Adagio" de Lara Fabian, un titre emblématique, redouté par de nombreux artistes en raison de son exigence vocale et émotionnelle. Dès les premières notes, le silence s’est installé dans le studio. Léa, concentrée, visiblement émue, s’est lancée dans une interprétation très personnelle, cherchant à transmettre l’émotion brute du morceau plutôt qu’une démonstration purement technique.
Mais très rapidement, les réactions ont afflué sur les réseaux sociaux, notamment sur X. Certains internautes ont exprimé leur incompréhension, voire leur inquiétude. "C’est la cata Léa ou c’est moi ?", "Il y a un problème avec sa voix ?", "Elle chante faux", "Léa va bien ?", pouvait-on lire en rafale. Pour une candidate qui avait pourtant été saluée tout au long de la saison pour ses progrès constants, ces commentaires ont résonné comme une douche froide.
D’autres spectateurs, en revanche, ont pris la défense de la jeune chanteuse, soulignant la difficulté du morceau et le courage qu’il fallait pour l’assumer dans un contexte aussi exposé. "Une star américaine", "Elle a été magistrale", "J’espère que Léa gagnera", ont écrit certains, rappelant que l’émotion ne se mesure pas uniquement à la perfection technique.

Cette division du public illustre une réalité bien connue des artistes : plus l’exposition est grande, plus le jugement est immédiat et parfois sans nuance. Léa, qui a souvent évoqué durant l’aventure ses doutes et sa sensibilité, a semblé particulièrement touchée par l’intensité de ce moment. Son interprétation d’"Adagio" n’était pas parfaite, mais elle était sincère, portée par une fragilité assumée.
Au fil des semaines, Léa avait pourtant démontré une évolution remarquable. D’une candidate parfois réservée, presque en retrait lors des premières semaines, elle était devenue une artiste plus affirmée, capable de prendre des risques et de se dévoiler émotionnellement. Sa place en finale, obtenue face à Sarah lors de la première demi-finale, témoignait déjà du soutien d’une partie du public, sensible à son authenticité.

Face à Ambre, benjamine de la compétition, Léa incarnait une autre facette de la Star Academy : celle d’une jeune femme en construction, qui avance malgré les doutes, les failles et la peur de ne pas être à la hauteur. Sa prestation lors de la finale, bien qu’imparfaite, s’inscrit dans cette continuité.

La Star Academy n’est pas seulement une compétition vocale. C’est aussi un miroir tendu à toute une génération, où la performance artistique se mêle à l’exposition émotionnelle. En choisissant un titre aussi exigeant qu’"Adagio", Léa a pris le risque de se confronter à ses limites en direct, devant des millions de téléspectateurs. Un choix qui, s’il n’a pas fait l’unanimité, force néanmoins le respect.
Qu’elle remporte ou non la compétition, cette finale restera un moment charnière dans le parcours de Léa. Une soirée où elle aura tout donné, malgré la pression, malgré les critiques, malgré la peur. Une soirée qui rappelle que derrière chaque note chantée, il y a un être humain, avec ses forces et ses fragilités.
La Star Academy 2025 s’achève ainsi sur une finale intense, marquée par des performances contrastées et des émotions à fleur de peau. Si Ambre a brillé par sa maîtrise, Léa a touché par sa vulnérabilité. Deux manières d’exister sur scène, deux vérités artistiques, et une question qui restera longtemps dans l’esprit des téléspectateurs : faut-il être irréprochable pour être émouvant, ou suffit-il d’être vrai ?

















































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