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"Je me prends une claque" : Léa en larmes après une critique qui a profondément marqué son parcours à la Star Academy

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • il y a 6 heures
  • 5 min de lecture

La treizième saison de la Star Academy s’est achevée il y a quelques jours à peine, laissant derrière elle des souvenirs intenses, des prestations marquantes et des trajectoires déjà prometteuses. Si Ambre a remporté le trophée face à Léa lors d’une finale suivie par des millions de téléspectateurs, la jeune artiste suisse n’a pas pour autant quitté l’aventure sans avoir profondément marqué le public. Sa sensibilité, sa voix singulière et son authenticité ont fait d’elle l’une des figures les plus commentées de cette édition.


Depuis la finale, les deux candidates multiplient les interviews et reviennent, chacune à leur manière, sur cette expérience hors du commun. Ambre a profité de cette nouvelle visibilité pour révéler son nom d’artiste et se projeter vers l’avenir. Léa, de son côté, a choisi d’ouvrir son cœur sur des moments plus intimes, parfois plus fragiles, qui ont jalonné son séjour au château de Dammarie-les-Lys.



Dans les colonnes de TV Magazine, elle a notamment évoqué la manière dont la production l’avait informée d’un événement survenu en Suisse durant la nuit du Nouvel An. Coupée du monde extérieur comme tous les élèves, privée de téléphone et d’accès aux informations, elle vivait alors dans cette bulle si particulière propre à la Star Academy. "Évidemment, c’est un sujet qui me touche énormément. Au château, on ne nous tient pas forcément au courant de ce qu’il se passe en dehors mais là, ils m’ont informée, au cas où je connaissais quelqu’un qui avait été touché. C’est mon pays, donc quand il se passe quelque chose comme ça, ça me touche beaucoup", a-t-elle confié avec pudeur. Une révélation qui montre combien l’équilibre émotionnel peut être délicat lorsque l’on vit une aventure aussi intense tout en restant profondément attachée à ses racines.



Au fil de ses prises de parole, Léa a également accepté de revenir sur des aspects plus inattendus de son parcours. Elle a ainsi révélé avoir participé, quelques années auparavant, à un concours de beauté en Suisse. "C’est vrai, j’avais fait Miss Suisse francophone. Je suis arrivée en finale mais, pour le coup, c’est parti d’une blague", a-t-elle expliqué avec un sourire. Une anecdote qui contraste avec l’image de la chanteuse concentrée et déterminée que les téléspectateurs ont découverte ces derniers mois.



Mais c’est lors de son passage dans l’émission Gu’Live que Léa s’est livrée avec le plus de sincérité. Invitée à dresser le bilan de son aventure, elle est revenue sur un moment particulièrement marquant : une critique reçue lors d’une évaluation au château. Un simple commentaire, quelques mots couchés sur une fiche, mais un impact immense.



"Ça a été durant une éval. On a reçu les commentaires. Je ne sais plus qui m'avait laissé comme commentaire ‘dans ta palette, on ne voit que la souffrance’ ou un truc comme ça. Et là je me prends une claque et je me dis ‘whaou c'est ça que je projette seulement’. Et là j'étais vraiment pas bien", s’est-elle remémorée. Derrière ces mots, on devine le choc. Pour une artiste qui cherche à transmettre des émotions variées, se voir résumée à une seule tonalité, aussi intense soit-elle, a été une véritable remise en question.


Ce commentaire a agi comme un miroir brutal. Léa a pris conscience que, malgré elle, une part d’elle-même prenait peut-être trop de place sur scène. "Et je pleure et je parle à Léane, je parle à tout le monde. Et je dis ‘cette guerrière me pourrit la vie, parce que quand je ne veux pas qu'elle soit là, elle est là et quand j'ai besoin d'elle, elle n'est pas là. Elle montre une facette de moi qui n'est pas la mienne du coup’. Là j'ai eu une grosse remise en question. Et je me suis dit par contre, ce n'est pas qui tu es, il faut que tu trouves des solutions là", a-t-elle poursuivi.



Cette "guerrière" dont elle parle, c’est cette carapace qu’elle a construite au fil du temps. Une posture de force, de protection, peut-être née d’expériences passées plus difficiles. "C'est mon passé qui fait qu'elle a pris sa place. Elle me protège", a-t-elle analysé avec lucidité. Sur scène, cette énergie peut impressionner, donner l’image d’une artiste puissante, presque invincible. Mais à l’intérieur, Léa reconnaît que cette armure peut parfois l’enfermer.


Le moment le plus marquant de cette prise de conscience a eu lieu lors d’un débrief au château, après un tableau mêlant chant et danse. Face à elle, Marlène Schaff, professeure d’expression scénique, lui a partagé son ressenti avec bienveillance. "Le truc que je pense que tu aurais pu ajouter, c’est que ce que j’ai vu, c’est une guerrière. J’avais l'impression que tu mangeais les pas", lui a-t-elle lancé. Une remarque qui se voulait sans doute positive, soulignant sa détermination et son intensité, mais qui a provoqué chez Léa un véritable électrochoc.


En larmes, la jeune femme a laissé éclater son trouble. "Cette guerrière… Elle me pourrit la vie. J’arrive pas à m’en débarrasser ou à la mettre de côté. C’est pas juste sur scène", a-t-elle confié, bouleversée. Devant les caméras, le public a alors découvert une Léa vulnérable, loin de l’image de force qu’elle projette parfois.


Ce moment a marqué un tournant dans son aventure. Plutôt que de fuir cette part d’elle-même, Léa a choisi d’essayer de l’apprivoiser. Comprendre d’où elle vient, pourquoi elle s’impose, et comment l’équilibrer avec d’autres facettes plus lumineuses, plus légères. Cette introspection, rare dans un programme de divertissement, a touché de nombreux téléspectateurs qui se sont reconnus dans cette dualité entre force affichée et fragilité intérieure.


La Star Academy n’est pas seulement une école de chant. C’est aussi un lieu d’apprentissage personnel, où chaque élève est confronté à ses limites, à ses peurs et à son image. Pour Léa, cette critique a été douloureuse, mais elle a aussi été constructive. Elle lui a permis de prendre du recul, de se questionner et d’envisager son art sous un autre angle.



Aujourd’hui, même si elle n’a pas remporté la victoire finale, Léa sort de cette expérience avec une conscience plus aiguë de qui elle est et de ce qu’elle souhaite transmettre. Sa voix porte la souffrance, certes, mais aussi la résilience, la sensibilité et la vérité. Et peut-être est-ce précisément cette authenticité qui a tant touché le public.


En partageant ces moments de doute et ces larmes versées au château, Léa montre que derrière chaque performance se cache un cheminement intérieur. Un travail sur soi, parfois discret, parfois bouleversant. Et si cette "claque" reçue lors d’une évaluation a pu la déstabiliser, elle semble aujourd’hui l’avoir transformée en levier de croissance.


La jeune artiste avance désormais avec la volonté d’embrasser toutes les facettes de sa personnalité. La guerrière, la rêveuse, la femme sensible. Non plus en opposition, mais en harmonie. Car c’est peut-être dans cet équilibre que réside la véritable force.


 
 
 

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