"Mon papa n'est plus là" : Clémentine Célarié fond en larmes en plein direct à l’évocation de ses parents
- Théo Ruisseau

- il y a 6 heures
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Ce samedi 7 février 2026, les auditeurs de RTL ont vécu un moment rare, suspendu, presque hors du temps. Invitée du Journal Inattendu, Clémentine Célarié s’est laissée surprendre par l’émotion en évoquant ses parents, ces figures fondatrices de sa vie personnelle et artistique. Ce qui devait être un échange chaleureux et complice autour de la transmission, de la famille et de la création s’est transformé en un instant profondément humain, marqué par les larmes, la pudeur et l’amour filial.
Comédienne incontournable du théâtre, du cinéma et de la télévision française depuis plus de quarante ans, Clémentine Célarié a toujours avancé avec une sincérité désarmante. À 68 ans, elle continue d’explorer les rôles, de se réinventer sur scène, et de défendre une vision engagée et sensible de son métier. Ce matin-là, face à Stéphane Boudsocq, elle ne parlait pas seulement de carrière, mais aussi de filiation, de soutien et de ce lien invisible qui unit les générations d’artistes.
Au fil de l’entretien, Clémentine Célarié a évoqué ses trois fils, eux aussi engagés dans des parcours artistiques. Une fierté assumée, mêlée à une volonté très claire de les accompagner, non pas en les dirigeant, mais en les soutenant. Elle a expliqué être devenue, au fil des années, une véritable partenaire de leurs projets, parfois en les aidant financièrement, parfois simplement en étant présente, à l’écoute, attentive à leurs envies et à leurs doutes. Pour elle, permettre à ses enfants de vivre de leurs passions est presque une évidence, un prolongement naturel de ce qu’elle-même a reçu.
C’est alors que Stéphane Boudsocq a rappelé un point essentiel de son histoire : Clémentine Célarié aussi a grandi dans un environnement où ses parents ont joué un rôle déterminant. Pour illustrer cette idée, le journaliste a diffusé une archive sonore datant de juin 1996. Une archive précieuse, chargée de souvenirs, dans laquelle on entend la voix de Martine et André Célarié, ses parents, parler de leur fille avec tendresse et lucidité.

La voix de Martine Célarié résonne d’abord. Elle y décrit une enfant curieuse, pleine d’énergie, attirée très tôt par la scène. "Elle était sportive, mais elle aimait surtout beaucoup réciter des poésies, jouer de la comédie. Elle a très tôt fait partie d’une troupe théâtrale au lycée. Elle jouait aussi dans des spectacles dans la rue, elle aimait déjà beaucoup ça." Des mots simples, mais empreints d’un regard de mère, attentif et fier, qui retracent les premiers pas d’une vocation encore fragile.
Puis vient la voix d’André Célarié, journaliste radio, figure discrète mais essentielle dans le parcours de sa fille. Son témoignage surprend par sa franchise. "Dès le départ, on ne l’a pas aidée, en fait. Moi, je me trouvais dans un milieu de radio, de télévision où elle aurait pu trouver peut-être un appui, mais pas du tout. On a voulu séparer les choses. On peut dire qu’elle a construit son métier, sa personnalité, elle-même." Ces paroles, loin de nier le soutien parental, mettent en lumière un choix éducatif fort : celui de laisser Clémentine se construire seule, de lui permettre de trouver sa place par elle-même, sans privilèges ni raccourcis.
À l’écoute de ces voix venues du passé, Clémentine Célarié n’a pas pu contenir son émotion. Les larmes sont montées, soudaines, sincères. Un silence s’est installé en studio, lourd mais respectueux. "Ah pardon, ce n’était pas le but du tout", s’est excusé Stéphane Boudsocq, visiblement touché lui aussi par la réaction de son invitée. Mais Clémentine a rapidement tenu à rassurer. "Non mais je sais, pardon, mais ce n’est pas grave. C’est parce que je suis un peu fatiguée avec les répètes, tout ça." Une tentative de détourner l’attention, comme pour reprendre le contrôle de ses émotions.
Puis, d’une voix tremblante, elle a prononcé ces mots qui ont bouleversé les auditeurs : "Mais mon papa n’est plus là, et maman, elle est toujours là, et je l’embrasse très fort." Une phrase simple, sans emphase, mais chargée d’une immense tendresse et d’un manque encore vif. À cet instant précis, Clémentine Célarié n’était plus seulement une artiste reconnue, mais une fille parlant de ses parents, de l’absence, du temps qui passe et de ce lien indéfectible qui demeure, même lorsque certaines présences s’effacent.
L’émotion ne s’est pas arrêtée là. Après avoir repris son souffle, la comédienne a tenu à rendre hommage à sa mère, aujourd’hui âgée de 95 ans. Elle a rappelé à quel point elle lui devait sa vocation. "C’est grâce à elle que j’ai été comédienne, parce que c’est elle qui m’a emmenée pour la première fois au théâtre." Un geste presque anodin en apparence, mais qui a changé le cours d’une vie. Une porte ouverte vers l’imaginaire, la scène, les mots et les émotions.
Clémentine Célarié a également partagé un détail touchant : l’enthousiasme intact de sa mère pour ses projets actuels. "En plus, je suis émue, parce qu’elle est complètement amoureuse du fait que je joue Potiche." Une admiration réciproque qui traverse les années et les générations. À 95 ans, Martine Célarié continue de vibrer pour le travail de sa fille, de s’émerveiller devant ses rôles, comme aux premiers jours.

À partir du 12 février, Clémentine Célarié incarnera en effet le personnage de Potiche au Théâtre Libre, à Paris. Un rôle emblématique, à la fois drôle et profond, qui résonne étrangement avec son parcours personnel. Une femme qui s’affirme, qui trouve sa voix, qui ose prendre sa place. Sur scène comme dans la vie, Clémentine Célarié continue de raconter des histoires de transmission, de liberté et de courage.
Ce moment vécu sur RTL restera sans doute gravé dans la mémoire des auditeurs. Parce qu’il rappelle que derrière chaque artiste se cache une histoire familiale, faite de soutiens discrets, de choix éducatifs forts, de souvenirs précieux et parfois douloureux. Parce qu’il montre aussi que l’émotion n’est pas une faiblesse, mais une richesse, un lien direct avec ce qui nous a construits.
En laissant apparaître ses larmes, Clémentine Célarié a offert bien plus qu’une confidence. Elle a partagé une part intime de son histoire, rappelant avec douceur que les parents, présents ou absents, continuent de nous accompagner tout au long de notre vie. Et que parfois, une voix du passé suffit à faire ressurgir tout un monde d’amour, de gratitude et de nostalgie.

















































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