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"Je vis dans ma chambre à l’hôtel" : Léa (Star Academy) raconte son difficile retour à la réalité depuis la fin de l'aventure

  • Photo du rédacteur: Auriane Laurent
    Auriane Laurent
  • il y a 6 heures
  • 4 min de lecture

Le rideau est tombé sur la treizième saison de la Star Academy, laissant derrière lui des souvenirs intenses, des émotions à fleur de peau et des trajectoires désormais lancées sous les projecteurs. Samedi 7 février, Ambre a remporté la victoire avec 59 % des suffrages du public face à Léa Doffey, finaliste lumineuse dont le parcours a profondément marqué les téléspectateurs. Si la première place lui a échappé, la jeune Suissesse de 22 ans n’a pas quitté l’aventure sans avoir conquis un public fidèle et touché par sa sincérité.


Quelques jours seulement après la finale, Léa s’est retrouvée propulsée dans un tout autre rythme. Invitée lundi 9 février sur le plateau de Quotidien, aux côtés de la gagnante, elle a accepté de revenir sur ces premiers instants hors du château, encore empreints d’une certaine irréalité. À peine trois jours après avoir quitté Dammarie-les-Lys, la jeune artiste tentait déjà de s’adapter à une nouvelle vie, très différente de celle qu’elle connaissait quatre mois plus tôt.



Avant d’entrer à la Star Academy, Léa travaillait comme assistante médicale à Bienne, en Suisse. Aperçue dans un télé-crochet il y a huit ans, elle nourrissait depuis longtemps le rêve de se consacrer pleinement à la musique. L’émission de TF1 a été pour elle un véritable tournant. En décidant de mettre entre parenthèses sa carrière dans le domaine médical, elle a fait un choix fort, guidé par la passion et l’envie d’oser. Aujourd’hui, même sans trophée, elle semble déterminée à poursuivre sur cette voie.



Sur le plateau de TMC, interrogées par Yann Barthès, Ambre et Léa ont admis qu’elles n’avaient pas encore trouvé d’agent artistique. Une situation qui pourrait paraître surprenante au lendemain d’une telle exposition médiatique, mais qui s’explique par la rapidité avec laquelle les événements se sont enchaînés. Les deux jeunes femmes prennent le temps d’observer, de réfléchir et de se projeter. Pour Léa, la priorité n’est pas immédiatement stratégique : elle est d’abord personnelle.



Car ces dernières semaines au château ont été particulièrement éprouvantes. La pression des demi-finales, puis celle de la finale, les répétitions intensives, les primes en direct… tout cela a laissé des traces. Léa ne cache pas sa fatigue. Avant même de penser à la suite de sa carrière, elle ressent le besoin de se recentrer, de récupérer physiquement et émotionnellement.



Mais le retour à la réalité ne se fait pas d’un simple claquement de doigts. Interrogée sur ses journées depuis la fin du programme, elle a répondu avec une certaine gêne, presque avec un sourire timide : "Moi, je suis encore à l’hôtel… Je ne suis pas encore rentrée chez moi en Suisse donc je vis dans ma chambre à l’hôtel." Une phrase simple, mais qui en dit long sur cette transition suspendue entre deux mondes.


Après avoir vécu pendant quatre mois dans le cadre structuré du château, entourée en permanence de ses camarades, des professeurs et des équipes de production, Léa se retrouve désormais seule dans une chambre parisienne. Un espace provisoire, loin de sa famille et de ses repères. Ce contraste est saisissant : hier encore, chaque minute de sa journée était rythmée par un planning précis ; aujourd’hui, le silence de l’hôtel et l’agitation médiatique cohabitent dans une étrange dualité.



Elle n’a pas encore retrouvé les siens à Bienne. Le retour en Suisse devra attendre. Entre interviews, séances photo et passages télévisés, les engagements se succèdent. Bastiaan, ancien candidat revenu brièvement au château le 29 janvier pour des répétitions, l’avait d’ailleurs prévenue. Lorsqu’elle l’avait interrogé sur la vie "dehors", il lui avait confié avec un sourire entendu : "Moi, je suis en région parisienne donc j'ai revu ma famille. Mais voilà, ce ne sera pas le lendemain pour toi, je peux te le dire !" Sans pouvoir en dire davantage, il lui avait laissé entendre que les sollicitations seraient nombreuses pour les finalistes. Les faits lui ont donné raison.


Dans cette période de transition, Léa redécouvre aussi des libertés simples, longtemps mises entre parenthèses. L’usage du téléphone, par exemple. Pendant l’aventure, les élèves en étaient privés, coupés des réseaux sociaux et du flot constant d’informations. Aujourd’hui, elle admet avoir repris ses habitudes "à petite dose", consciente de la nécessité de préserver son équilibre. Après des mois dans une bulle protectrice, le retour brutal à l’hyperconnexion pourrait être déstabilisant. Elle choisit donc la mesure, évitant de se laisser submerger.


Ce retour progressif à la réalité est fait d’ajustements. Retrouver le contrôle de son emploi du temps, gérer la fatigue accumulée, répondre aux attentes du public sans se perdre. Léa semble avancer avec prudence, consciente que l’après-Star Academy est une étape à part entière, presque aussi déterminante que l’émission elle-même.


Si elle n’a pas encore rejoint sa famille, leur soutien reste omniprésent. Durant toute l’aventure, elle a évoqué à plusieurs reprises son attachement à ses proches et à sa ville natale. Bienne représente pour elle un ancrage, une stabilité. Le moment des retrouvailles sera sans doute chargé d’émotion, après ces mois passés sous les projecteurs.


Sur le plateau de Quotidien, son attitude trahissait un mélange de fatigue et de gratitude. Fatigue physique, évidente, mais aussi reconnaissance envers le public qui l’a portée jusqu’en finale. Son parcours, bien que conclu par une deuxième place, a révélé une artiste déterminée, capable de se remettre en question et de livrer des performances intenses.


À seulement 22 ans, Léa se trouve à l’aube d’une nouvelle aventure. Le plus difficile n’est peut-être pas d’entrer dans la lumière, mais d’apprendre à y évoluer sans se brûler. La chambre d’hôtel où elle séjourne actuellement symbolise cet entre-deux : ni tout à fait l’anonymat d’avant, ni encore la stabilité d’une carrière installée.



Certains observateurs estiment qu’elle pourrait, à l’image d’Helena Bailly, éliminée en demi-finale, tracer son propre chemin en dehors de l’effervescence autour de la gagnante. L’histoire récente des télé-crochets a montré que la victoire n’est pas toujours la seule voie vers le succès. La personnalité, la singularité et la connexion avec le public comptent tout autant.


En attendant de rentrer en Suisse, Léa continue donc de parcourir les plateaux, de raconter son expérience, de mesurer l’ampleur de ce qu’elle a vécu. Chaque interview semble lui permettre d’intégrer un peu plus la réalité de ces quatre mois hors du temps.


"Je vis dans ma chambre à l’hôtel." Cette phrase, prononcée presque timidement, résume à elle seule la complexité de l’instant. Une jeune femme suspendue entre hier et demain, entre la fin d’un rêve collectif et le début d’un projet personnel. Un retour à la réalité qui n’a rien d’ordinaire, mais qui marque le premier pas vers la suite de son histoire.


 
 
 

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