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"C’était un peu un fail" : Michael Goldman livre un regard sans détour sur l’évaluation décisive de Victor à la Star Academy

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • 27 janv.
  • 5 min de lecture

La pression monte inexorablement au château de Dammarie-les-Lys. À ce stade de l’aventure, chaque respiration semble compter double, chaque hésitation peut faire basculer un destin. La Star Academy 2025 est entrée dans sa phase la plus sensible, celle où les rêves se rapprochent dangereusement de la réalité, et où la moindre faille devient visible aux yeux de tous. Après la demi-finale opposant Léa à Sarah, remportée par la jeune Suissesse qui s’est assurée une place en finale, l’attention se tourne désormais vers Ambre et Victor. Tous deux savent qu’ils jouent gros lors du prochain prime : l’un d’eux verra son aventure s’arrêter aux portes de la finale, l’autre rejoindra Léa pour l’ultime rendez-vous.


Mais avant ce verdict, une dernière épreuve attendait les deux académiciens. Une évaluation pas comme les autres, loin du cadre habituel, puisque ce ne sont pas les professeurs du château qui étaient chargés de juger les prestations, mais un jury extérieur composé de Matt Pokora, Vincent Dedienne et Léo Walk. Trois personnalités aux univers très différents, réunies pour observer, ressentir et analyser les talents encore en lice avec un regard neuf, presque implacable. Pour Ambre et Victor, cette journée s’annonçait comme un passage obligé, à la fois redouté et attendu, où il fallait prouver, une dernière fois, qu’ils avaient les épaules pour aller jusqu’au bout.



Ce lundi 26 janvier, dans une salle de danse transformée pour l’occasion en espace d’évaluation, les deux candidats se sont succédé sur des exercices mêlant chant, danse et théâtre. Un condensé de tout ce que la Star Academy exige depuis le premier jour : de la technique, de l’émotion, mais aussi une capacité à se dépasser dans l’instant. Pendant ce temps, au château, Michael Goldman suivait les prestations à distance. Comme la semaine précédente, le directeur n’a pas voulu se contenter d’un simple compte rendu. Il s’est installé dans le salon, aux côtés de Léa, pour regarder attentivement chaque passage, chaque détail, chaque réaction.



C’est l’épreuve d’improvisation théâtrale de Victor qui a particulièrement retenu son attention. L’exercice semblait pourtant accessible en apparence. Le jeune académicien devait se glisser dans la peau d’un artiste programmé dans un festival de cirque et expliquer au public pourquoi il ne pourrait finalement pas monter sur scène. Un scénario ouvert, laissant place à la créativité, à l’humour ou à l’émotion. Mais face à cette liberté, Victor s’est retrouvé déstabilisé. Pris par le stress, il a choisi une excuse qui l’a lui-même surpris : un rendez-vous chez le coiffeur.



De retour au château, l’élève n’a pas cherché à masquer son malaise. Devant ses camarades et Michael Goldman, il a reconnu avec une honnêteté désarmante : "J’avais pas assez de matière, j’ai pas réfléchi sur le moment". Une phrase simple, presque banale, mais qui trahissait une vraie frustration intérieure. Victor, habitué à briller par sa sensibilité et son univers artistique, venait de se heurter à l’un de ses points faibles : la gestion de l’imprévu.



Michael Goldman, fidèle à sa réputation, n’a pas édulcoré son ressenti. Sans hausser le ton, sans jugement inutile, il a choisi la franchise. "Ce qui m’embête, c’est que tu n’as pas encore passé ce step-là de te dire : allez, tu sais quoi, je vais être dans le plaisir", a-t-il commencé. Pour le directeur, le problème n’est pas tant l’erreur elle-même que ce qu’elle révèle. Selon lui, Victor a encore tendance à se laisser envahir par la panique, à perdre pied dès que le cadre se fissure. "Dompter ce truc-là pour être juste dans le plaisir, t’amuser et même rebondir", a-t-il ajouté, soulignant que cette capacité à transformer un imprévu en force est essentielle pour un artiste.


Face à ces mots, Victor ne s’est pas dérobé. Il a lui-même qualifié sa prestation de "fail", un terme qu’il a prononcé presque à voix basse, comme pour exorciser la déception. Mais Michael Goldman a tenu à nuancer. "C’était un peu un fail", a-t-il concédé, avant de replacer cette évaluation dans un ensemble plus large. Car si l’improvisation n’a pas été à la hauteur, le reste des prestations de Victor reste solide. Le directeur a insisté sur le fait qu’un parcours ne se résume jamais à un seul moment, aussi fragile soit-il.



Cette séquence a mis en lumière une réalité souvent invisible pour le public. À ce niveau de la compétition, les candidats ne sont plus jugés uniquement sur leur talent brut, mais sur leur capacité à gérer la pression, à rester ancrés malgré l’enjeu. Victor, apprécié pour sa voix, son univers et sa sincérité, se retrouve confronté à ses propres limites. Et c’est précisément ce que la Star Academy cherche à révéler : non pas des artistes parfaits, mais des artistes en construction, capables de se remettre en question.


Pendant ce temps, Ambre avançait elle aussi sur un fil. Moins exposée médiatiquement sur cette évaluation, elle n’en restait pas moins concernée par le verdict final. Michael Goldman a annoncé son intention d’échanger avec le jury pour déterminer lequel des deux académiciens décrocherait le fameux "coup de cœur". Une distinction symbolique, mais lourde de sens à quelques jours d’un prime décisif. Car au-delà du résultat, ce regard extérieur peut influencer la confiance, l’état d’esprit, et parfois même la trajectoire d’un candidat.



Dans les couloirs du château, l’atmosphère est chargée d’émotions contradictoires. Il y a l’excitation de retrouver bientôt les familles, la joie de préparer des duos avec d’anciens élèves, mais aussi cette tension sourde qui ne quitte jamais vraiment les demi-finalistes. Victor, malgré sa déception, continue d’avancer. Son parcours à la Star Academy a toujours été marqué par une grande sensibilité, parfois perçue comme une force, parfois comme une fragilité. Cette évaluation vient rappeler que le chemin vers la finale n’est jamais linéaire.


Plus que jamais, la question se pose : saura-t-il transformer ce moment de doute en déclic ? Michael Goldman semble en tout cas convaincu d’une chose : Victor a encore une marge de progression immense, à condition d’accepter de lâcher prise. À l’aube du prime qui décidera de son avenir dans l’aventure, chaque mot, chaque conseil prend une résonance particulière. Rien n’est encore joué, et c’est peut-être dans ces instants de fragilité que se révèlent les plus grandes évolutions.


La Star Academy touche à sa vérité. Derrière les projecteurs et les performances, ce sont des jeunes artistes qui apprennent à se tenir debout face au regard des autres, face à leurs propres peurs. Pour Victor comme pour Ambre, cette évaluation restera un moment charnière, une étape parfois douloureuse mais nécessaire. Et pour le public, elle offre un rappel précieux : même à quelques pas de la finale, l’aventure reste profondément humaine.


 
 
 

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