"J’avais les larmes aux yeux" : à la Star Academy, Victor se confie sur le professeur qui l’impressionne le plus
- Théo Ruisseau

- il y a 7 jours
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Ce lundi 26 janvier 2026, l’ambiance au château de la Star Academy a pris une tournure à la fois légère, drôle et profondément révélatrice. Alors que la pression monte à l’approche de la finale, les élèves encore en compétition ont reçu une visite pour le moins inattendue. Jamel Debbouze et Philippe Lacheau ont fait irruption pendant le cours de théâtre, provoquant rires, surprise et une certaine dose de nervosité chez Ambre, Léa et surtout Victor, plus exposé que jamais dans cette dernière ligne droite de l’aventure.
La venue des deux comédiens n’avait rien d’anodin. Toujours prompts à détendre l’atmosphère, Jamel Debbouze et Philippe Lacheau ont rapidement installé un climat de confiance teinté de taquineries. Leur objectif n’était pas seulement de saluer le travail des élèves, mais aussi de les pousser à se livrer, à parler de ce qu’ils vivent réellement derrière les caméras. Une curiosité presque innocente, mais qui a rapidement mis les académiciens dans une position délicate.
Avec humour, Jamel Debbouze a lancé une question que beaucoup de téléspectateurs se sont déjà posée au fil des quotidiennes : quel est le professeur que les élèves redoutent le plus au château ? Conscient du caractère sensible de cette interrogation, l’humoriste a immédiatement tenté de rassurer tout le monde. "Mais c’est coupé ! Là, ils m’ont dit que ça ne filmait pas. Ça reste entre nous", a-t-il lancé dans un éclat de rire, provoquant un mélange de soulagement et de gêne chez les candidats.
S’ils ont préféré ne pas répondre frontalement à la question du professeur qu’ils aimaient le moins, les élèves ont accepté d’évoquer ceux qui les impressionnaient, ceux devant lesquels la pression se faisait la plus forte. Très vite, la discussion a pris une tournure plus intime, laissant apparaître les doutes, les fragilités et les exigences qui rythment le quotidien au château.

Léa a été la première à se confier, évoquant Sofia Morgavi et Marlène Schaff, figures incontournables de l’enseignement du chant et de l’expression scénique. "Celles que je redoute le plus, en fait, j’ai vraiment un peu peur, c’est quand même Sofia Morgavi et Marlène Schaff", a-t-elle reconnu avec une sincérité désarmante. Elle a expliqué cette appréhension par leur grande rigueur et leur sens aigu du détail. "Elles sont très techniques, très pointues. Elles font gaffe à tout. Marlène, elle voit tout. Mais je les adore, hein", a-t-elle précisé, consciente que cette exigence est aussi ce qui permet aux élèves de progresser.
Ambre, de son côté, a évoqué une autre forme de pression, plus physique, plus immédiate. Pour elle, ce sont les cours de danse avec Jonathan Jenvrin qui peuvent parfois devenir éprouvants. "Moi, c’est peut-être Jonathan… les cours de danse parfois, c’est des barres. Parce qu’en fait, ça va très vite et moi, il me faut du temps pour capter les mouvements", a-t-elle expliqué. Submergée par le rythme effréné des enchaînements, elle a même avoué avoir craqué émotionnellement lors de certains cours. "Il y a eu des cours au début où j’avais les larmes aux yeux", a-t-elle confié, sans détour, avant de rappeler son affection pour son professeur malgré tout.
Mais c’est surtout le témoignage de Victor qui a marqué les esprits. Depuis le début de l’aventure, le jeune homme apparaît comme l’un des candidats les plus investis, les plus exigeants envers lui-même. Brillant sur le plan vocal, souvent salué pour sa sensibilité artistique, il n’en demeure pas moins un élève en constante remise en question. Et face à Jamel Debbouze et Philippe Lacheau, il a accepté de lever le voile sur une part plus vulnérable de son parcours.
"Moi, je pense que c’est Jonathan aussi", a-t-il déclaré, faisant écho aux propos d’Ambre. Mais là où son témoignage a pris une dimension plus émotionnelle, c’est dans la manière dont il a exprimé son besoin de reconnaissance. "En fait, j’ai envie qu’il m’aime, mais je le déçois à chaque fois", a-t-il lâché, le regard légèrement baissé. Une phrase simple, presque anodine, mais qui en dit long sur la pression intérieure qu’il s’impose.
Pour Victor, les cours de danse représentent bien plus qu’un simple apprentissage technique. Ils sont le miroir de ses doutes, de ses limites, et de cette peur constante de ne pas être à la hauteur. Contrairement au chant, domaine dans lequel il se sent plus sûr de lui, la danse l’oblige à sortir de ses automatismes, à accepter l’erreur, à se confronter à une exigence immédiate et parfois brutale.
Cette confession a touché Jamel Debbouze, qui a semblé reconnaître dans les mots de Victor une expérience universelle. Le désir de plaire à un professeur, de répondre à ses attentes, de sentir que le travail fourni est reconnu, est un sentiment que beaucoup ont déjà éprouvé, bien au-delà des murs de la Star Academy. À travers ses mots, Victor n’était plus seulement un candidat, mais un jeune homme en quête de validation, de progression et d’équilibre.
Ce moment de sincérité a permis de rappeler une réalité souvent occultée par le spectacle : derrière les performances impeccables des primes, il y a des heures de doutes, de fatigue et parfois de découragement. Les professeurs, aussi bienveillants soient-ils, incarnent une forme d’autorité et d’exigence qui peut être difficile à apprivoiser, surtout dans un contexte de compétition aussi intense.
Pour Victor, cette pression est décuplée par les attentes placées en lui. Régulièrement salué par le jury, souvent cité comme l’un des favoris, il porte sur ses épaules un poids invisible mais bien réel. Chaque remarque, chaque regard, chaque silence prend une ampleur particulière. Vouloir être aimé par un professeur, ce n’est pas seulement chercher son approbation, c’est aussi vouloir se prouver à soi-même que l’on mérite sa place.

Cette séquence, ponctuée de rires et d’émotion, a offert aux téléspectateurs un rare moment de vérité. Elle a montré un Victor différent, loin de l’image parfois lisse de l’élève performant. Un Victor sensible, exigeant, parfois fragile, mais profondément humain. Et c’est sans doute cette sincérité qui le rend si attachant aux yeux du public.
À l’approche de la finale, ces confidences prennent une résonance particulière. Elles rappellent que le parcours à la Star Academy n’est pas seulement une aventure artistique, mais aussi un chemin intérieur, fait de remises en question et de petites victoires invisibles. Pour Victor, affronter ses peurs, accepter de ne pas toujours satisfaire son professeur, fait aussi partie de l’apprentissage.
Reste à savoir comment cette lucidité et cette émotion influenceront la suite de son parcours. Mais une chose est certaine : en acceptant de se livrer ainsi, Victor a prouvé qu’il ne se contentait pas de chanter ou de danser. Il vit pleinement cette expérience, avec ses forces et ses failles, et c’est peut-être là que réside sa plus grande force.

















































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