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Thủ công giấy

"Je veux..." : à quoi va ressembler le premier clip de Victor après la "Star Academy" ?

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • il y a 6 heures
  • 4 min de lecture

Victor n’a peut-être pas franchi la dernière marche vers la finale de la Star Academy saison 13, mais son aventure est loin de s’arrêter là. Éliminé en demi-finale face à Ambre après quinze semaines intenses passées au château, le jeune artiste de 25 ans est sorti de l’émission avec bien plus qu’une visibilité nouvelle : une vision claire de ce qu’il veut devenir, artistiquement et humainement. À peine les lumières du plateau éteintes, Victor se projette déjà vers l’avenir, porté par une urgence créative et un besoin profond d’exprimer ce qu’il a longtemps gardé en lui.


Durant toute la saison, Victor a marqué les esprits par des prestations habitées, souvent bouleversantes. Son duo sur "Le bruit du silence" avec Mentissa a laissé une empreinte durable, tout comme son interprétation sensible et élégante de "Hier encore" de Charles Aznavour. Des performances saluées par le public et les professeurs, mais qui n’auront pas suffi à lui ouvrir les portes de la finale. Pour autant, le chanteur ne nourrit aucune amertume. Bien au contraire. Cette élimination ressemble davantage à un point de départ qu’à une fin.



Quelques jours après son départ, Victor s’est prêté au jeu des interviews, notamment au micro d’Alice Grousset sur TF1+. L’occasion pour lui de poser des mots sur ce qu’il ressent et sur ce qu’il souhaite construire. Très vite, une phrase revient, presque comme un mantra : "Je veux". Une formule simple, directe, qui traduit une détermination nouvelle. Victor sait ce qu’il veut dire, comment il veut le dire, et surtout pourquoi il veut le faire.



La première chose qu’il évoque sans détour, c’est le drag. "Déjà je veux faire du drag parce que ça m’a manqué à la Star Academy", confie-t-il. Une déclaration forte, assumée, qui résume à elle seule une partie de son parcours. Durant l’aventure, Victor a parfois dû composer avec un cadre, des attentes, un format. Aujourd’hui, il ressent le besoin de retrouver cet espace de liberté totale qu’est le drag, à la fois art, performance et langage intime. Pour lui, il ne s’agit pas d’un simple choix esthétique, mais d’un moyen d’expression essentiel, presque vital.



Interrogé sur son tout premier clip post-Star Academy, Victor se montre déjà très précis. Il ne veut pas d’images lisses ou décoratives. Il veut du sens. "Je veux faire des looks puissants qui disent quelque chose", explique-t-il. Le vêtement, le maquillage, la posture deviennent alors des prolongements du message. Chaque détail compte. Chaque image doit raconter une histoire, traduire une émotion, prolonger une réflexion entamée au château.



Cette réflexion, Victor la nomme clairement : le mal-être. Un mot qu’il n’emploie pas pour provoquer, mais pour témoigner. "J’aimerais beaucoup parler de tout ce mal-être que j’ai pu exprimer au cours de l’aventure. Toute cette introspection que j’ai faite aussi", confie-t-il avec une sincérité désarmante. La Star Academy a agi comme un miroir grossissant, révélant des fragilités, des questionnements, mais aussi une grande capacité à se remettre en question. Victor ne veut pas effacer ces zones d’ombre. Il souhaite au contraire les transformer en matière artistique.


Parmi les thèmes qui lui tiennent particulièrement à cœur, les questions de genre occupent une place centrale. Victor en parle avec des mots simples, sans slogans ni posture militante excessive, mais avec une justesse qui touche. "On peut vite se sentir bloqué dans son propre corps", explique-t-il. Une phrase qui résonne chez beaucoup, bien au-delà de la communauté queer. Pour Victor, ce sujet mérite d’être exploré, raconté, incarné à l’écran et en musique. Non pas pour donner des leçons, mais pour ouvrir des portes, créer des ponts, offrir des espaces de reconnaissance à celles et ceux qui se sentent seuls avec ces interrogations.



Musicalement, l’artiste ne veut pas se limiter à un registre introspectif ou mélancolique. Il revendique aussi le droit à la fête, à la légèreté, au plaisir. "J’aimerais vraiment faire un truc un peu boîte de nuit où on peut s’amuser", confie-t-il avec enthousiasme. Il évoque un son dance pop, énergique, libérateur, capable de faire danser tout en portant un message. Une dualité assumée entre profondeur et célébration, entre réflexion et mouvement.


Victor refuse de s’enfermer dans une case. Cette liberté, il la revendique également dans sa manière d’aborder la suite de sa carrière. Chez Télé-Loisirs, il précise vouloir avancer sans précipitation. "J’ai hâte de sortir quelque chose, le plus rapidement possible j’espère. Mais il faut quand même que je prenne mon temps", explique-t-il. Une maturité qui tranche avec l’urgence parfois imposée aux jeunes artistes révélés par les émissions télévisées. Victor veut bien faire. Il veut s’entourer des bonnes personnes, travailler avec des équipes qui lui ressemblent, dans un cadre organique, presque intime. "Que ça se fasse organiquement dans un studio", insiste-t-il.


La langue dans laquelle il chantera est également un sujet de réflexion. Pour l’instant, Victor se voit d’abord chanter en français. Une manière de rester au plus près de ses émotions, de ses mots, de son histoire. "Après, l’avenir nous le dira", ajoute-t-il, laissant la porte ouverte à d’autres horizons, d’autres influences, d’autres langues peut-être. Rien n’est figé. Tout est en construction.



La musique, cependant, n’est pas son seul terrain d’expression. Victor nourrit aussi une passion grandissante pour la mode. Une passion révélée et confirmée durant la Star Academy, au contact des stylistes et des équipes artistiques. "J’ai adoré bosser avec les stylistes. La mode me parle énormément", confie-t-il. Il se projette déjà dans cet univers, rêve d’être invité à des défilés, voire de défiler lui-même un jour. Là encore, il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’une continuité logique : la mode comme langage, comme prolongement du corps et de l’identité.


À quelques semaines du lancement du Star Ac Tour, qui débutera le 27 février à Reims, Victor s’apprête donc à entrer dans une nouvelle phase de sa vie. La scène l’attend, le public aussi. Mais surtout, il s’attend lui-même. Plus affirmé, plus conscient, plus libre. L’émission lui a offert une visibilité. Lui, désormais, veut offrir une vérité.


Une chose est certaine : Victor ne disparaîtra pas après la Star Academy. Son parcours ne fait que commencer. Entre musique, image, réflexion et fête, il trace une voie singulière, sincère, profondément habitée. Et si son premier clip n’est pas encore tourné, il existe déjà dans son esprit comme une promesse : celle d’un artiste qui n’a plus peur de dire "je veux".


 
 
 

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