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Thủ công giấy

Kendji Girac : sa nouvelle chanson enregistrée avec Vianney... et sa femme Catherine !

  • Photo du rédacteur: Auriane Laurent
    Auriane Laurent
  • 20 janv.
  • 4 min de lecture

Il y a des carrières qui se construisent lentement, à force de stratégies et de calculs. Et puis il y a celles qui surgissent presque malgré elles, portées par une sincérité brute et un talent instinctif. Celle de Kendji Girac appartient sans conteste à la seconde catégorie. Dix ans après avoir bouleversé le public avec une simple reprise de "Bella" de Gims, enregistrée dans une vidéo amateur et diffusée sur internet, le chanteur célèbre aujourd’hui une décennie de succès, de rencontres et de remises en question, sans jamais perdre ce qui a fait son essence : une voix, une guitare et une vérité.


À l’époque, Kendji n’avait que 17 ans. Il ne cherchait ni la gloire ni la reconnaissance. Il chantait comme il respirait, pour le plaisir, autour des feux, dans les rues, dans les bars, au sein d’un univers familial où la musique était un langage naturel mais rarement un métier. Le destin en a décidé autrement. Repéré par le directeur de casting de "The Voice", il se présente presque sans y croire, remporte la saison 3 du télé-crochet et voit sa vie basculer en quelques semaines.



Avec le recul, Kendji Girac raconte cette période avec une forme de pudeur mêlée d’étonnement. "Je ne me rendais pas forcément compte de ce qui m’arrivait. Je venais de fêter mes 17 ans, je voyais ça comme un ado, je m’amusais. Je voyais des gens qui criaient mon nom et je me demandais ce qu’ils me voulaient. C’est tellement venu comme ça, du jour au lendemain, que je n’étais pas préparé. Je ne l’ai pas choisi. J’étais chanteur, musicien autour des feux, dans les rues, dans les bars, mais pas professionnel", confiait-il récemment sur le plateau de "C à vous" sur France 5.



Dix ans plus tard, pourtant, le bilan est impressionnant. Des millions d’albums vendus, des tubes devenus incontournables, une relation intacte avec son public et une place bien particulière dans le paysage musical français. Pour célébrer cet anniversaire symbolique, Kendji Girac s’apprête à repartir sur les routes avec une tournée des Zénith, qui l’emmènera dans les plus grandes salles de France. Parmi les dates les plus attendues, deux concerts à l’Accor Arena de Bercy, les 14 et 15 mars, viennent rappeler le chemin parcouru depuis ses débuts modestes.



Cette tournée a aussi une valeur profondément émotionnelle pour l’artiste. Elle marque ses retrouvailles avec le public après une période délicate, près de deux ans après une blessure par balles qui a profondément marqué sa vie. Depuis, Kendji avance avec prudence mais détermination, porté par une envie presque viscérale de revenir à l’essentiel. Sur scène, il ne sera jamais seul. Sa guitare, complice fidèle depuis toujours, l’accompagnera à chaque instant.



Cette guitare n’est pas un simple instrument. Elle est le prolongement de son histoire. "Il y a des gouttes de sang dans cette guitare. J’ai mis beaucoup de temps, beaucoup de passion. Je voulais à tout prix savoir m’accompagner. Je chantais souvent, mais sans guitare. J’étais le seul dans la famille qui ne jouait pas de la guitare. Je me suis levé un jour et j’ai dit : "Papa, apprends-moi à jouer". Il m’a dit qu’il n’avait pas le temps. Ça a réveillé quelque chose en moi : "Tu m’as fait ça ? Je vais apprendre sans toi et tu verras"", se souvient-il avec un sourire teinté de fierté.


À 29 ans, Kendji Girac continue donc de se raconter en musique. Et pour défendre son album "Vivre… encore", il dévoile aujourd’hui un nouveau single envoyé aux radios, intitulé "Le choix". Une chanson intime, presque introspective, qui semble faire écho à son propre parcours. Pour ce titre, l’artiste a fait appel à deux présences essentielles : son ami Vianney, avec qui il partage une sensibilité artistique évidente, et Catherine Robert, la femme de ce dernier, qui apporte une touche délicate au violoncelle.



La collaboration ne doit rien au hasard. Depuis plusieurs années, Kendji et Vianney se croisent, s’estiment et se comprennent. Leur écriture se rejoint dans cette manière de parler de la vie sans artifices, avec des mots simples mais chargés de sens. "Le choix" s’inscrit pleinement dans cette démarche. Sur une mélodie épurée, portée par la guitare et le violoncelle, Kendji se pose une question fondamentale : son destin était-il déjà tracé ?


"Moi je ferai ma voie, je ferai tout pour être moiSans garde-fous, sans faire semblant d’être au bon endroitJ’veux être n’importe oùChez moi, je ferai l’amour plus que la guerreEt mon parcours à ma manièreJusqu’au moment de penser tout basAvais-je vraiment le choix ?", chante-t-il, comme une confidence murmurée.


À travers ces paroles, Kendji Girac ne cherche pas à donner des réponses définitives. Il partage plutôt un doute universel, celui que l’on ressent lorsqu’on regarde en arrière et que l’on se demande si les choses auraient pu être différentes. Le titre résonne d’autant plus fort qu’il arrive à un moment charnière de sa carrière, entre célébration du passé et projection vers l’avenir.


Pour l’artiste, chanter "Le choix" revient à déposer quelque chose de très personnel. "Ça fait du bien de chanter comme ça. On a tout le stress, ce qu’on a envie de dire, les sentiments… Tout va dans ce micro. Le plus important, c’est que les gens le reçoivent", explique-t-il avec sincérité. Sur scène, Kendji ne joue pas un rôle. Il se livre tel qu’il est, avec ses forces et ses fragilités.



La présence de Catherine Robert au violoncelle ajoute une dimension presque cinématographique à la chanson. L’instrument enveloppe la voix de Kendji, lui donne de la profondeur et accentue cette impression d’intimité. Loin des productions surchargées, "Le choix" se distingue par sa sobriété et son authenticité.


Alors que le coup d’envoi de la tournée est prévu le 30 janvier à Amiens, Kendji Girac se prépare à retrouver un public qui l’a vu grandir, évoluer, tomber parfois, mais toujours se relever. Dix ans après ses débuts fulgurants, il ne cherche plus à prouver quoi que ce soit. Il chante parce qu’il en a besoin, parce que la musique reste pour lui le seul endroit où tout s’aligne.


Et peut-être est-ce là, finalement, la réponse à la question qu’il pose dans sa chanson. Peu importe de savoir s’il avait vraiment le choix. Ce qui compte, c’est ce qu’il en a fait.


 
 
 

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