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"Oh mon dieu, je suis désolé" : Victor (Star Academy) se plante pendant son évaluation, Michaël Goldman ne l’épargne pas

  • Photo du rédacteur: Auriane Laurent
    Auriane Laurent
  • 27 janv.
  • 4 min de lecture

À l’approche de la grande finale, l’atmosphère au château de Dammarie-les-Lys se fait plus dense, plus lourde, presque étouffante. Chaque geste compte, chaque mot résonne plus fort que d’habitude. Ce lundi 26 janvier, Victor a vécu l’un de ces moments suspendus qui marquent à jamais un parcours à la Star Academy. Celui où tout peut basculer en quelques secondes, où la confiance vacille, où le regard des autres devient soudain écrasant.


À 25 ans, Victor n’est pas un candidat comme les autres. Boulanger à Paris, artiste par passion, il a intégré l’aventure avec une humilité et une sincérité qui ont touché de nombreux téléspectateurs. Depuis plusieurs semaines, il trace son chemin avec une régularité rassurante, sans éclats excessifs mais avec une vraie profondeur. Demi-finaliste de cette saison 2025-2026, il s’apprête à jouer l’une de ses dernières cartes : décrocher le très convoité "coup de cœur" de la semaine, un symbole fort à ce stade de la compétition.



Pour cette ultime évaluation, la production a réservé un jury exceptionnel. Pas de professeurs habituels, mais trois figures bien connues du public : Matt Pokora, artiste accompli et ancien candidat de télé-crochet, Léo Walk, chorégraphe reconnu, et Vincent Dedienne, comédien et humoriste à la finesse redoutable. Un trio exigeant, bienveillant mais sans complaisance. Dans le salon du château, Michael Goldman observe, silencieux, attentif, prêt à analyser chaque détail.



Victor entame son évaluation par le chant. Il interprète "Diego, libre dans sa tête" de Michel Berger, dans la version rendue mythique par Johnny Hallyday. Dès les premières notes, l’émotion est là. Sa voix, grave et habitée, emplit la pièce. Matt Pokora ne cache pas son admiration, parlant même d’"une claque de bon matin". Le regard du jury s’illumine, et Victor semble reprendre confiance. Il enchaîne ensuite avec une improvisation chantée sur "Quand les champs brûlent" de Niagara. Là encore, il s’en sort avec sensibilité, porté par son univers.



Mais la troisième épreuve, celle du théâtre, va tout faire basculer. Le thème est pourtant simple en apparence : expliquer à un public de cirque pourquoi la prestation ne pourra pas avoir lieu ce soir. Une situation absurde, propice à l’imagination, au jeu, à la liberté. Victor choisit d’incarner un clown contraint de quitter la scène pour un rendez-vous chez le coiffeur. Il commence, hésite, enchaîne quelques phrases… puis s’arrête net. Après à peine vingt-cinq secondes, il lâche, presque malgré lui : "Oh mon dieu, je suis désolé".



Un silence, puis des rires. Vincent Dedienne, amusé, souligne avec ironie : "Au moins, c’était honnête. Le ‘oh mon dieu’ était parfait." Dans la salle, l’ambiance est légère, presque bon enfant. Mais au château, derrière l’écran, Michael Goldman ne partage pas ce sourire. Son regard se durcit. Il sent que quelque chose vient de se fissurer.


Lorsque Victor rejoint le salon après son passage, la tension est palpable. Il sait qu’il s’est manqué. Il le sent, il le porte sur son visage. Michael Goldman prend la parole, sans détour, avec cette franchise qui le caractérise depuis le début de l’aventure. Il ne cherche pas à accabler, mais à comprendre. Pourquoi cette précipitation ? Pourquoi cet abandon si rapide ?



"Est-ce qu’il y a un moment où, quand on te dit ‘impro théâtre’, tu te dis que tu vas prendre du plaisir ? Ou est-ce que tu es directement dans la souffrance ?" demande-t-il calmement. Victor baisse les yeux. Il cherche ses mots, mais rien ne vient. Le malaise s’installe.


Le directeur poursuit, plus grave encore. Il regrette que Victor n’ait pas encore franchi ce cap essentiel, celui de s’autoriser à jouer, à rater, à rebondir. Il évoque cette tendance à paniquer trop vite, à se juger sévèrement, à vouloir s’échapper dès que le contrôle lui échappe. "Tu es tout de suite dans ‘ce n’est pas bien’, et donc tu t’arrêtes. Tu fais ton fameux ‘bref’, et tu coupes."


Victor tente d’esquisser une justification, presque pour se protéger. Il reconnaît que son improvisation était ratée, parle même d’un "fail". Un mot qui fait réagir Michael Goldman. "Un peu un fail", corrige-t-il, sans chercher à l’adoucir, mais sans cruauté non plus. Juste une vérité posée là, brute.


Autour d’eux, Léa tente d’intervenir, de nuancer. "Non, ce n’est pas un fail…" Mais le directeur reste ferme. "Si. C’était un fail." Puis, dans une remarque à la fois légère et lourde de sens, il ajoute : "Ce n’est pas pareil quand il y a le dirlo, hein."



Derrière ces mots, ce n’est pas la performance qui est jugée, mais le rapport de Victor à lui-même. Sa peur de mal faire, son exigence excessive, cette fragilité qui le rend profondément attachant mais qui peut aussi le freiner. Ce moment, aussi inconfortable soit-il, ressemble à une mise à nu. Une invitation à grandir, à se libérer.


Malgré tout, Michael Goldman ne remet pas en question le talent du candidat. Bien au contraire. Il souligne la qualité du chant, la sincérité de l’artiste, et laisse entendre que le reste de l’évaluation est solide. Il se réserve le temps de discuter avec le jury pour attribuer, ou non, le "coup de cœur" de la semaine.


Pour Victor, cette journée restera comme l’une des plus marquantes de son parcours. Non pas pour une note, mais pour ce face-à-face avec ses propres limites. À quelques jours d’un prime décisif, cette remise en question pourrait bien devenir un tournant. Car à la Star Academy, au-delà de la technique, ce sont souvent les failles assumées qui font naître les plus belles victoires.


 
 
 

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