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Star Academy 2025 : les candidats sont-ils vraiment bien payés ? Théo P. lève le voile sur la réalité du salaire et des sacrifices

  • Photo du rédacteur: Théo Ruisseau
    Théo Ruisseau
  • 9 janv.
  • 4 min de lecture

Participer à la Star Academy fait rêver des milliers de jeunes artistes chaque année. La promesse est forte : visibilité nationale, encadrement artistique de haut niveau, tremplin vers une carrière musicale. Mais derrière les projecteurs, les primes du samedi soir et les applaudissements du public, une question revient sans cesse : les candidats sont-ils réellement bien payés ? Peut-on espérer s’enrichir en intégrant l’émission phare de TF1 ? À en croire les déclarations de Théo P., récemment éliminé de la Star Academy 2025, la réponse est loin d’être évidente.


Durant son aventure au château, Théo P. s’est rapidement vu affubler d’un surnom affectueux : "Théo Kiné". Avant de pousser les portes de la Star Academy, le jeune homme exerçait en effet le métier de kinésithérapeute, une profession stable, reconnue, et financièrement sécurisante. Pourtant, malgré cet ancrage professionnel solide, Théo a fait le choix audacieux de tout mettre entre parenthèses pour tenter sa chance dans la musique. Un pari risqué, tant sur le plan personnel que financier.



Aujourd’hui, s’il ne fait plus partie des élèves encore en lice pour la victoire finale, Théo P. ne semble nourrir aucun regret quant à sa participation. Dans une interview accordée à TV Mag, il explique que cette expérience a profondément redéfini ses priorités et ses aspirations. "Je n’ai peut-être pas gagné la Star Academy, mais j’ai gagné une certitude", confie-t-il. "J’arrive en 2026, non plus en tant que kiné, mais en tant qu’artiste." Une phrase forte, qui symbolise un véritable tournant de vie.



Pourtant, ce choix ne s’est pas fait sans renoncements. Quitter temporairement – voire définitivement – une carrière bien installée implique des sacrifices importants, notamment financiers. Beaucoup s’imaginent que la production de la Star Academy compense largement cette prise de risque grâce à un salaire confortable versé aux candidats. Mais selon Théo P., la réalité est bien différente.



Interrogé sur la rémunération perçue pendant l’émission, l’ancien académicien se montre étonnamment honnête et désarmant. Il avoue d’abord ne pas être en mesure de donner un chiffre précis. "J’avoue que je ne sais pas combien nous gagnons dans le programme parce que je n’ai pas fait forcément attention", reconnaît-il sans détour. "Je suis assez laxiste sur tout ça, j’ai seulement signé sans vraiment faire attention au reste." Une confession qui en dit long sur l’état d’esprit dans lequel il est entré dans l’aventure : animé avant tout par la passion et le rêve, bien plus que par des considérations financières.



Mais même sans connaître le montant exact de son cachet, Théo P. est catégorique sur un point : sa rémunération à la Star Academy est inférieure à ce qu’il gagnait auparavant en tant que kinésithérapeute. "Ce qui est certain, c’est que je gagne moins à Star Academy qu’en étant kiné", affirme-t-il. Une déclaration qui casse certaines idées reçues sur les coulisses du programme.


Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les candidats ne bénéficient pas d’une compensation financière destinée à combler la perte de revenus liée à l’arrêt temporaire de leur activité professionnelle. "Nous n’avons pas de compensation", précise Théo. "C’est le même contrat pour tout le monde, je pense, donc nous avons le même salaire. Peu importe ce qu’on gagnait avant, on prend ce qu’on signe." Une égalité de traitement qui peut sembler juste sur le papier, mais qui a des conséquences très différentes selon le parcours de chacun.



Pour Théo P., cette situation a été d’autant plus délicate qu’il a dû continuer à assumer certaines charges liées à sa précédente activité. Taxes, cotisations, impôts : autant de dépenses qui n’ont pas disparu avec son entrée au château. "J’ai récemment dû payer les charges et les impôts vis-à-vis de mon activité de kiné", explique-t-il, soulignant le décalage entre ses obligations financières et les revenus perçus pendant l’émission.


Ces révélations mettent en lumière une facette moins glamour de la Star Academy, souvent occultée par le récit médiatique du rêve et de la réussite. Réaliser ses ambitions artistiques a un coût, et Théo P. en est pleinement conscient. Pour lui, participer à l’émission n’était pas un moyen de s’enrichir, mais un investissement sur l’avenir, un pari sur le long terme.


La question se pose alors : la tournée qui suit traditionnellement la fin de la Star Academy permet-elle aux candidats de se refaire financièrement ? Là encore, les chiffres sont instructifs. Si Théo P. n’a pas encore détaillé les conditions exactes de la tournée 2025, des informations issues de la promotion précédente donnent un aperçu assez précis de ce à quoi les académiciens peuvent s’attendre.


En 2024, comme l’a révélé Le Parisien, les candidats de la saison remportée par Pierre Garnier avaient réussi à négocier un cachet compris entre 350 et 500 euros brut par concert. Une somme qui, cumulée sur l’ensemble de la tournée, pouvait représenter entre 26 250 et 37 500 euros brut par artiste. Des montants loin d’être négligeables, mais qui restent comparables aux cachets pratiqués dans le milieu des comédies musicales, et bien loin des revenus des grandes stars de la chanson.



Ces chiffres n’ont toutefois pas toujours été la norme. Toujours selon Le Parisien, le cachet initialement proposé aux candidats avant renégociation s’élevait à seulement 155 euros brut par concert. Une rémunération jugée insuffisante par plusieurs académiciens, dont Pierre Garnier, Helena ou encore Julien Lieb, qui avaient alors exprimé leur mécontentement. Ce mouvement collectif avait permis d’aboutir à des conditions plus favorables.


Rien ne garantit cependant que les candidats de la Star Academy 2025 bénéficieront exactement des mêmes termes. Les contrats peuvent évoluer, les négociations dépendre du contexte, de la popularité des élèves et de la stratégie de production. Pour Théo P., la tournée représente surtout une opportunité de continuer à se produire sur scène, de gagner en expérience et de maintenir un lien avec le public, en attendant de dévoiler ses projets musicaux personnels.


Car au-delà des chiffres, c’est bien cette perspective qui motive aujourd’hui l’ancien kiné. "Je veux me donner les moyens de réussir en tant qu’artiste", laisse-t-il entendre à demi-mot. La Star Academy lui a offert une exposition inestimable, une visibilité que peu de jeunes chanteurs peuvent espérer obtenir en début de carrière. Reste désormais à transformer cet élan en projet durable.


L’histoire de Théo P. rappelle ainsi une vérité souvent oubliée : la Star Academy n’est pas une fin en soi, mais un point de départ. Derrière les paillettes, les sacrifices sont réels, et la réussite ne se mesure pas uniquement en euros. Pour certains, le prix à payer est élevé, mais le rêve, lui, n’a pas de valeur chiffrable.


 
 
 

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