Star Academy 2025 : "Une diva", "Il a grave géré" Victor électrise le prime avec une carte blanche audacieuse sur "Havana", un moment suspendu qui fait l’unanimité
- Maxime Lemoine

- 27 janv.
- 4 min de lecture
Samedi soir, le studio 217 de la Plaine Saint-Denis vibrait d’une intensité particulière. Plus qu’un simple prime, la Star Academy 2025 offrait l’un de ses rendez-vous les plus décisifs et les plus chargés en émotions avec la première demi-finale opposant Sarah et Léa, deux figures incontournables de cette saison. La tension était palpable, les regards lourds d’enjeux, et chaque prestation semblait porter le poids de semaines de travail, de rêves et de sacrifices. Pourtant, au milieu de cette soirée cruciale, une performance est venue bouleverser l’équilibre du prime et marquer durablement les esprits : la carte blanche de Victor.
Depuis plusieurs semaines, le parcours de Victor intrigue autant qu’il touche. Seul garçon encore en lice à ce stade de la compétition, demi-finaliste discret mais constant, il a su gagner sa place sans jamais forcer le trait. Ni provocateur, ni effacé, il a avancé avec sincérité, porté par une voix singulière et une sensibilité assumée. Samedi soir, cette sensibilité s’est transformée en puissance scénique.
Alors que le plateau accueillait une succession d’artistes prestigieux, de Vitaa à Charlotte Cardin, en passant par Loreen ou encore Bob Sinclar, le public ne se doutait pas encore que l’un des moments les plus commentés de la soirée ne viendrait pas d’une star internationale, mais bien d’un académicien. Et pourtant, lorsque Victor est apparu sur scène pour interpréter "Havana" de Camila Cabello, quelque chose a immédiatement changé dans l’air.
Cette prestation n’était pas une simple reprise. Elle était le fruit d’une réflexion artistique mûrie, d’un tableau entièrement imaginé par Victor lui-même dans le cadre de sa carte blanche, remportée face à Ambre. Costume, scénographie, attitude, intention : chaque détail semblait pensé pour raconter une histoire, pour proposer une vision. Victor avait fait un choix audacieux, assumé, presque déroutant pour certains. Bustier, talons, danseurs, une esthétique affirmée qui bouscule les codes et refuse toute tiédeur.

Dès les premières notes, le regard du public s’est accroché à lui. Plus rien d’autre n’existait. La musique s’est installée, sensuelle, enveloppante, et Victor s’est approprié "Havana" avec une liberté déconcertante. Sa voix, tantôt douce, tantôt brûlante, glissait sur la mélodie avec assurance. Il ne cherchait pas à imiter Camila Cabello, mais à raconter sa propre version, à faire de ce titre mondialement connu un espace d’expression personnelle.
Sur le plateau, les réactions ne se sont pas fait attendre. Les spectateurs, d’abord surpris, ont rapidement été happés. Une standing ovation a salué la fin de la prestation, comme une évidence. Ce n’était plus seulement une performance réussie, c’était un moment de télévision, de ceux que l’on retient longtemps.
Du côté des professeurs, l’enthousiasme était tout aussi palpable. "Papy", le professeur de théâtre, a pris la parole pour saluer le travail de Victor, soulignant avec émotion qu’il avait enfin montré "sa vision". Une phrase lourde de sens, tant elle résume le chemin parcouru par le candidat, souvent encouragé à s’autoriser davantage, à oser sans s’excuser.
Jonathan, le coach de danse, n’a pas caché son admiration. Face à une scène pourtant peuplée de danseurs, il a confié "n’avoir vu que lui". Une déclaration forte, qui met en lumière la présence scénique de Victor, sa capacité à capter l’attention sans jamais la forcer. Être au centre sans écraser, briller sans éclipser, un équilibre rare.
Michael Goldman, directeur de la Star Academy, a lui aussi livré un retour empreint de satisfaction. Lui qui, quelques jours plus tôt, n’avait pas hésité à faire preuve de franchise parfois déstabilisante lors des évaluations, semblait cette fois apaisé. "J’ai pu exactement voir le tableau que Victor voulait et j’en suis ravi", a-t-il déclaré. Une validation importante, presque symbolique, pour un candidat qui doute parfois de sa légitimité.
Sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate. Les commentaires se sont multipliés, oscillant entre admiration et émotion brute. "Une diva", "Il a grave géré", "J’en ai eu des frissons", "Victor, c’est du niveau finale". Autant de messages qui traduisent l’impact de cette carte blanche. Pour beaucoup, cette prestation a redéfini l’image de Victor dans la compétition, le faisant passer du candidat apprécié au véritable showman.
Cette soirée marquait également un tournant pour la suite de l’aventure. En fin de prime, Nikos Aliagas a annoncé le verdict tant attendu de la demi-finale : Léa est la première finaliste de la saison. La candidate suisse s’est imposée face à Sarah et a décroché son ticket pour la grande finale. Elle affrontera dans deux semaines soit Ambre, soit Victor. Un duel encore incertain, mais désormais chargé d’une nouvelle intensité.
Car avec cette carte blanche, Victor a envoyé un message clair. Il est prêt. Prêt à aller plus loin, prêt à défendre son univers, prêt à prendre des risques. Là où certains cherchent encore leur place, lui a choisi de se dévoiler pleinement, sans masque, sans retenue.
Au-delà de la performance, ce moment raconte aussi quelque chose de plus profond. La capacité d’un artiste à s’affirmer, à embrasser toutes les facettes de sa personnalité, même celles qui dérangent ou surprennent. Dans une émission où l’exposition est permanente, où chaque faux pas est scruté, oser ainsi relève presque d’un acte de courage.
Samedi soir, Victor n’a pas seulement chanté "Havana". Il a affirmé qui il était, ici et maintenant. Et à en juger par l’ovation du public, par les regards des professeurs et par l’écho immense sur les réseaux sociaux, cette affirmation n’est pas passée inaperçue. La Star Academy 2025 tient peut-être là l’un de ses moments les plus emblématiques.

















































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