Star Academy 2025 : Michael Goldman recadre Victor après sa prestation !
- Théo Ruisseau

- 22 janv.
- 4 min de lecture
Au château de Dammarie-les-Lys, la sérénité semble désormais appartenir au passé. À mesure que la compétition touche à son point culminant, chaque journée apporte son lot de remises en question, de décisions lourdes de sens et de moments où l’émotion affleure sans prévenir. En ce mardi 20 janvier 2026, l’atmosphère est particulièrement chargée. Alors que Léa et Sarah concentrent l’attention autour de leur demi-finale imminente, une autre bataille, plus silencieuse mais tout aussi déterminante, se joue dans l’ombre : celle qui oppose Ambre et Victor pour l’obtention de la fameuse carte blanche.
Depuis le début de l’aventure, la carte blanche représente bien plus qu’un simple privilège. Elle incarne une forme de reconnaissance artistique, un espace de liberté rare dans une compétition extrêmement cadrée. C’est l’instant où un candidat peut enfin proposer une vision personnelle, révéler ce qu’il est réellement sur scène, sans filet. Mais cette liberté n’est accordée qu’à une seule personne. Et cette semaine, Ambre et Victor savent qu’ils jouent gros. Très gros.
La pression est d’autant plus forte que les deux demi-finalistes vivent une semaine intense, rythmée par des répétitions prestigieuses aux côtés d’artistes reconnus comme Mika ou Bob Sinclar. Chaque regard, chaque remarque du corps professoral est analysé, décortiqué, parfois redouté. Dans ce contexte, la présentation de la carte blanche devient une véritable épreuve de vérité.
Ambre, fidèle à son tempérament fougueux, a choisi de s’attaquer à l’univers flamboyant de Lady Gaga. Un choix audacieux, presque attendu, tant la jeune artiste revendique depuis le début son goût pour les performances spectaculaires. Mais ce pari comporte des risques. Les professeurs craignent une mise en scène trop chargée, une accumulation d’effets qui pourrait noyer l’émotion et brouiller le message artistique.

Victor, de son côté, a décidé de surprendre. Pour sa carte blanche, il propose une relecture de "Havana" de Camila Cabello, mais dans un registre inattendu. Loin d’une interprétation pop classique, il imagine un tableau burlesque, teinté d’élégance et de rétro, misant sur le charme et la présence scénique plutôt que sur la démonstration vocale brute. Sur le papier, l’idée intrigue. Elle semble correspondre à ce que les professeurs soulignent chez lui depuis le début : une allure naturelle, une façon de se déplacer qui capte l’attention sans effort apparent.
Lors de la présentation devant le corps professoral, certains enseignants se montrent immédiatement curieux, voire enthousiastes. Sofia Morgavi confie qu’elle a "hâte de voir ça", séduite par l’originalité de la proposition. Mais l’enthousiasme n’est pas unanime. Très vite, Michael Goldman, directeur de l’Académie, prend la parole. Son regard est attentif, presque inquiet. Il ne s’agit pas d’une critique gratuite, mais d’une interrogation profonde sur la cohérence du projet.
Il rappelle alors à Victor une discussion passée. "Tu m’avais dit que tu aimais ta façon de marcher, que tu te trouvais beau quand tu déambulais. Et c’est vrai, tu as quelque chose de très gracieux, presque une allure de star quand tu bouges." Cette reconnaissance, loin de rassurer, prépare le terrain à une remarque plus délicate. "Mais dans ce tableau, où est passée cette déambulation ?" poursuit-il. "J’ai l’impression que tu t’es construit quelque chose de très statique."
Le silence s’installe dans la salle. Pour Victor, ces mots résonnent fort. Ce n’est pas une remise en cause de son talent, mais une alerte. Michael Goldman craint que le jeune demi-finaliste, en cherchant à sécuriser sa performance, soit en train de se brider lui-même. Le burlesque, rappelle-t-il implicitement, repose sur le mouvement, l’attitude, le jeu avec l’espace. Or, dans la proposition actuelle, tout semble figé.
Face à cette remarque, Victor tente de se défendre avec calme. Il explique que ce qu’il a présenté n’est qu’une ébauche, une première intention, et qu’il prévoit bel et bien d’intégrer davantage de déplacements, de jeu corporel, dans la version finale. Il affirme vouloir retrouver cette déambulation qui fait partie de son identité scénique. Mais le doute est là. Et dans une compétition où chaque détail compte, le doute peut coûter cher.
Cette situation met en lumière un contraste frappant entre les deux candidats. Ambre, débordante d’idées, doit parfois être freinée pour éviter l’excès. Victor, plus réservé, doit être encouragé à oser davantage. Deux approches opposées, deux sensibilités artistiques différentes, mais un même objectif : convaincre le corps professoral qu’ils méritent cette carte blanche.
Le dilemme est réel. Faut-il privilégier une proposition spectaculaire, quitte à risquer la surcharge, ou une vision plus minimaliste, au risque qu’elle manque d’impact sur un plateau aussi vaste que celui de la Star Academy ? Pour Michael Goldman et les professeurs, la décision ne sera pas simple. Elle aura pourtant des conséquences directes sur la dynamique de la demi-finale et sur la perception du public.

Car au-delà de la technique, ce recadrage révèle quelque chose de plus profond chez Victor. Une exigence envers lui-même, une peur peut-être de décevoir, qui l’amène parfois à se retenir là où il devrait se laisser aller. Ce moment, loin d’être anodin, pourrait bien marquer un tournant dans son parcours. Soit il parvient à transformer cette critique en moteur, soit il risque de passer à côté d’une occasion unique de s’affirmer pleinement.
Dans les heures qui suivent, les discussions s’enflamment déjà sur les réseaux sociaux. Les fans analysent chaque phrase, chaque geste, chacun prenant parti pour l’un ou l’autre. Certains saluent la franchise de Michael Goldman, d’autres s’inquiètent pour Victor, craignant que cette remise en question ne l’ébranle à un moment crucial.
Une chose est certaine : la décision à venir sera scrutée, commentée, parfois contestée. Et pour Ambre comme pour Victor, cette semaine restera gravée comme l’une des plus intenses de leur aventure. Car à la Star Academy, il ne s’agit pas seulement de bien chanter. Il s’agit de se révéler, d’assumer ses choix, et parfois, d’apprendre à se faire confiance au moment où tout vacille.

















































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