Star Academy : Michael Goldman recadre Victor suite à sa proposition de carte blanche pour le prochain prime
- Auriane Laurent

- 22 janv.
- 4 min de lecture
À l’approche des demi-finales de la Star Academy, chaque détail compte. Chaque choix artistique, chaque intention scénique, chaque prise de risque peut faire basculer un destin. Pour Ambre et Victor, encore en lice mais en attente de leur confrontation directe, la semaine du mardi 20 janvier 2026 marque une étape cruciale : celle de la fameuse carte blanche. Un privilège rare, convoité, qui offre à l’élève sélectionné l’opportunité de défendre un projet personnel devant des millions de téléspectateurs, et surtout de révéler une facette plus intime de son univers artistique.
Si le prime du samedi 24 janvier 2026 mettra en lumière la première demi-finale opposant Léa à Sarah, l’enjeu est tout aussi important pour Ambre et Victor. En coulisses, leur duel se joue déjà. Gagner la carte blanche, c’est non seulement obtenir une visibilité supplémentaire, mais aussi marquer les esprits, prendre une longueur d’avance émotionnelle et artistique avant leur propre demi-finale programmée la semaine suivante. Une occasion rare de rappeler au public pourquoi ils ont tenu bon jusqu’ici, malgré les doutes, les évaluations parfois sévères et la pression constante.
Dans la quotidienne diffusée le mardi 20 janvier, Ambre et Victor se sont donc présentés devant le corps professoral pour défendre leur vision. Un moment chargé de tension, où chaque mot, chaque geste, chaque explication compte. Car si la carte blanche promet liberté et créativité, elle exige aussi cohérence, justesse et maturité artistique.
Ambre a ouvert le bal avec une proposition à son image, à la fois assumée et réfléchie. Elle a choisi "Applause" de Lady Gaga, une artiste avec laquelle elle dit se sentir profondément connectée. Depuis le début de l’aventure, la benjamine de la saison s’est distinguée par une voix rauque, puissante, capable de porter des univers intenses. Elle avait déjà impressionné le public et les professeurs avec "Bad Romance", lors d’un tableau chanté-dansé particulièrement remarqué. Pourtant, pour sa carte blanche, Ambre a surpris en évoquant aussi "La corrida" de Francis Cabrel, révélant une envie d’explorer un registre plus narratif, plus posé, presque introspectif. Une manière de montrer qu’au-delà de l’énergie brute, elle est aussi capable de retenue et de profondeur.

Face à elle, Victor a opté pour une direction radicalement différente. Connu pour sa sensibilité, sa musicalité et son rapport très émotionnel à la scène, le demi-finaliste a proposé "Havana" de Camila Cabello. Un choix audacieux, inattendu, loin de l’image parfois fragile qu’on lui attribue. Victor a imaginé une mise en scène aux accents burlesques, presque théâtraux, mêlant plusieurs éléments : un changement de costume en pleine performance, une chorégraphie volontairement sensuelle, et une ouverture de rideau pour marquer le début du tableau. Une proposition pensée comme un spectacle à part entière, où le corps, le regard et le mouvement prendraient autant de place que la voix.
Cette audace n’a pas laissé le corps professoral indifférent. Certains enseignants, à l’image de Sofia Morgavi, ont immédiatement exprimé leur curiosité et leur enthousiasme. "J’ai hâte de voir ça", a-t-elle lancé, visiblement intriguée par l’univers proposé. Mais d’autres regards se sont faits plus réservés, plus analytiques. Et parmi eux, celui de Michael Goldman, directeur de l’émission, s’est montré particulièrement attentif.
Sans jamais hausser le ton, ni remettre en cause la légitimité artistique de Victor, Michael Goldman a souhaité questionner la cohérence globale du projet. Il est revenu sur une remarque faite précédemment par Victor lui-même, lors d’échanges plus personnels. "Tu disais que quand tu marchais, tu te trouvais beau, enfin tu t’aimais bien", a-t-il rappelé, avant de poursuivre avec bienveillance : "Et c’est vrai que tu as un truc, je trouve, vraiment naturellement gracieux et star dans la déambulation."
Ces mots, loin d’être une critique, sonnaient presque comme un compliment. Mais Michael Goldman ne s’est pas arrêté là. Il a pointé ce qui, selon lui, posait question dans la proposition du demi-finaliste. "Mais là, c’est quoi la place que tu veux offrir à la déambulation ?", a-t-il interrogé, avant d’exprimer une inquiétude plus précise : "Parce que j’ai l’impression que tu t’es construit un tableau où tu es quand même statique."
Un constat posé, sans jugement, mais qui a immédiatement replacé le débat sur le terrain de la lisibilité scénique. Pour Michael Goldman, le danger n’est pas l’audace en elle-même, mais le risque de contradiction entre l’intention annoncée et ce que le public percevra réellement. Dans un prime aussi décisif, chaque détail peut brouiller ou renforcer le message.
Face à ces interrogations, Victor n’a pas esquivé. Calme, concentré, il a tenu à rassurer l’ensemble du corps professoral. Il a expliqué que la déambulation faisait bien partie intégrante de son projet, même si elle n’avait peut-être pas été suffisamment explicitée lors de la présentation. Il a insisté sur le fait que le mouvement, le déplacement et la présence physique seraient au cœur de la performance, et non relégués au second plan.
Pour Victor, cette carte blanche représenterait une première symbolique. Jusqu’à présent, il n’a jamais eu l’occasion de bénéficier d’un tableau chanté-dansé ou d’une carte blanche. Souvent cantonné à des performances plus épurées, centrées sur l’émotion vocale, il voit dans cette proposition une manière de se réinventer, de montrer qu’il est capable d’embrasser une dimension scénique plus large, plus affirmée.

Ce moment d’échange avec Michael Goldman illustre parfaitement la complexité de la Star Academy à ce stade de la compétition. Il ne s’agit plus seulement de bien chanter, mais de raconter quelque chose, de faire des choix clairs, assumés, et surtout compréhensibles par le public. L’exigence est à son comble, et chaque élève est invité à affiner son identité artistique sans se trahir.
Aucune décision n’a encore été prise quant à l’attribution de la carte blanche. Le suspense reste entier. Ambre et Victor repartent chacun avec leurs forces, leurs doutes, et cette pression douce mais constante qui accompagne les grands tournants. Une chose est sûre : à l’aube des demi-finales, rien n’est figé. Et parfois, ce sont justement les questionnements, les ajustements et les remises en perspective qui révèlent le plus la maturité d’un artiste.
Dans cette course vers la finale, Victor avance encore une fois sur une ligne fine, entre audace et retenue, intuition et rigueur. Reste à savoir si cette prise de risque saura convaincre jusqu’au bout, ou si une autre vision s’imposera sur la scène du prime. La réponse, elle, se jouera sous les projecteurs… mais aussi dans le cœur du public.

















































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