Star Academy : Victor s’effondre en répétition, Lucie Bernardoni craque à son tour et une scène bouleversante se joue au château
- Auriane Laurent

- 10 janv.
- 4 min de lecture
À mesure que l’aventure avance, la pression devient presque palpable dans les couloirs du château de Dammarie-les-Lys. Pour Victor, cette pression n’est plus seulement artistique ou liée à la compétition. Elle est intime, intérieure, profondément humaine. À quelques jours d’un prime décisif où il est de nouveau nommé, le jeune académicien vit un moment de vérité qui marque un tournant silencieux mais déterminant dans son parcours à la Star Academy.
Depuis son entrée dans l’aventure, Victor n’a jamais caché sa sensibilité. Discret, parfois en retrait, souvent exigeant envers lui-même, il a avancé avec une forme de pudeur qui l’a autant protégé que freiné. Là où certains élèves se sont rapidement imposés par leur assurance, Victor a choisi – ou subi – un chemin plus lent, fait de doutes, de remises en question et d’une quête constante de justesse. Une lenteur qu’il se reproche aujourd’hui avec une dureté bouleversante.
Lors des répétitions du prime du samedi 10 janvier, Victor doit interpréter "Ma révérence" de Véronique Sanson, une chanson chargée de non-dits, de blessures et d’élégance fragile. Dès les premières notes, quelque chose change. Sa voix tremble légèrement, mais cette fois, il ne cherche pas à corriger, à contrôler, à se cacher derrière une technique irréprochable. Il chante comme on se confesse. Chaque mot semble peser, chaque respiration raconte un combat intérieur longtemps contenu.
Dans la salle, Lucie Bernardoni écoute en silence. Répétitrice bienveillante, guide exigeante, elle connaît Victor depuis des semaines. Elle a vu ses progrès, ses blocages, ses silences aussi. Mais ce jour-là, elle ne reconnaît pas seulement l’élève. Elle voit le jeune homme tomber les armes, accepter enfin sa vulnérabilité. Très vite, l’émotion la submerge. Ses yeux s’embuent, sa voix se brise. Elle tente de parler, s’interrompt, reprend son souffle. Puis les mots sortent, sincères, presque tremblants.

"Ça m’a fait du bien de t’entendre comme ça", lui dit-elle, la gorge nouée. "Tu étais dedans. Quand tu es dedans, ça nous transporte. Et quand ça nous transporte, ça nous touche. Là, tu étais vrai."
Victor baisse les yeux. Il serre sa mâchoire comme pour retenir quelque chose qui déborde. Mais l’émotion est trop forte. Les larmes montent, incontrôlables. Il essaie de s’excuser, de s’expliquer, puis renonce. Lucie s’approche de lui sans réfléchir. Ils se prennent dans les bras. Longtemps. Sans un mot d’abord. Deux générations, deux parcours, un même langage : celui de la sensibilité brute.
Victor éclate en sanglots. Pas des larmes discrètes, mais un chagrin profond, accumulé depuis des semaines. Il murmure, presque honteux, qu’il est déçu de lui-même. Qu’il a l’impression d’avoir compris trop tard. D’avoir mis trop de temps à s’autoriser à être lui. "J’évolue… mais trop lentement", lâche-t-il dans un souffle brisé. "Et parfois, j’ai peur que ce soit déjà trop tard."
Lucie ne le lâche pas. Elle pleure aussi. Non pas par tristesse, mais parce qu’elle reconnaît cette douleur. Celle des artistes qui doutent, qui cherchent leur place, qui s’en veulent de ne pas avoir cru plus tôt en ce qu’ils portaient déjà en eux. Elle lui répond avec douceur, presque comme une promesse. "Ne perds jamais ça. Jamais. Ce que tu viens de faire, c’est précieux. Tu as tellement de choses à dire."
Ce moment, capté par les caméras du live de TF1+, marque profondément ceux qui y assistent. Dans un château habitué aux répétitions intenses et aux enjeux de performance, cette scène suspend le temps. Plus de compétition. Plus de classement. Juste un jeune homme face à lui-même, et une artiste qui lui tend la main au moment exact où il vacille.
Depuis le début de l’aventure, Victor s’est souvent interrogé sur ce qu’on attendait de lui. Devait-il changer ? S’affirmer autrement ? Corriger ce qui semblait ne pas fonctionner ? Ces questions l’ont parfois paralysé. Dans La Fan Box, où les nommés répondent aux questions des téléspectateurs, il confie d’ailleurs ce qu’il dirait au Victor de ses débuts : "Je lui dirais d’y croire plus vite. De se lâcher plus tôt. D’arrêter de trop réfléchir."
Ces mots prennent aujourd’hui une résonance particulière. Car c’est précisément ce qu’il a réussi à faire, enfin, lors de cette répétition. Trop tard, peut-être, selon lui. Mais suffisamment tôt pour toucher ceux qui l’écoutent. Suffisamment tôt pour rappeler que la Star Academy n’est pas seulement une compétition de talents, mais aussi un révélateur d’humanité.

Nommé face à Anouk pour la deuxième semaine consécutive, Victor sait que l’issue du prime est incertaine. Il le dit sans détour. Être nommé à ce stade de l’aventure est douloureux, presque injuste à ses yeux. "On se dit qu’on est en dessous", confie-t-il. Et pourtant, malgré la fatigue morale, malgré la peur de l’élimination, il refuse de baisser les bras. Il veut aller au prime "la tête haute". Il veut prouver, au public comme à lui-même, qu’il mérite d’être là.
Ce qui bouleverse dans son parcours, c’est précisément cette lutte contre soi. Victor n’est pas en guerre contre les autres candidats. Il se bat contre ses propres limites, ses propres silences, ses propres regrets. Et dans cette bataille invisible, chaque petite victoire a le goût d’un soulagement immense.
Lucie Bernardoni, en pleurs dans ses bras, semble l’avoir compris mieux que quiconque. En l’encourageant à ne pas perdre cette vérité nouvellement trouvée, elle lui offre bien plus qu’un conseil artistique. Elle lui donne la permission d’être entier, imparfait, vivant.
Quoi qu’il arrive lors du prochain prime, ce moment restera gravé. Pour Victor, sans doute, comme une libération tardive mais essentielle. Pour le public, comme un rappel que derrière les projecteurs et les votes, il y a des cœurs qui battent trop fort, parfois jusqu’à se briser. Et peut-être que c’est précisément là que se joue la vraie victoire.

















































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