"Tu souris toujours la première" : Théo P bouleverse les cœurs en dévoilant une chanson intime dédiée à sa mère, premier pas sensible vers sa vie d’artiste après la Star Academy
- Pierre Howard

- 17 janv.
- 4 min de lecture
La vie après la Star Academy commence souvent dans un mélange de vertige, d’excitation et de silences à apprivoiser. Pour Théo P, éliminé le 3 janvier dernier après un parcours marqué par la sincérité, la sensibilité et une progression artistique saluée par le public, ce nouvel après s’écrit déjà en musique. À 25 ans, celui qui a longtemps partagé son temps entre sa vocation artistique et son métier de kinésithérapeute a décidé de laisser la musique reprendre toute la place. Et c’est avec une douceur désarmante qu’il a choisi de se présenter au public, non pas à travers un tube calibré ou une démonstration vocale, mais avec une chanson profondément personnelle, presque murmurée, offerte comme un secret : "Tu souris toujours la première", une composition dédiée à sa mère.
Invité dans l’émission "Le Twitch NRJ", Théo P est venu raconter son après-Château, ce moment suspendu où tout reste à construire. Tandis que les académiciens encore en compétition poursuivent leur aventure et que l’émission approche de ses demi-finales, lui a déjà basculé dans une autre temporalité. Il parle tournée, studio, écriture, scène. À partir du 27 février, il retrouvera le public à Reims pour le lancement de la tournée Star Academy, avant de parcourir les Zéniths de France, avec même deux dates exceptionnelles prévues à l’Accor Arena de Paris. Un rythme qu’il sait intense, exigeant, presque sportif, mais qu’il accueille avec enthousiasme. Il le dit sans détour : la Star Academy a été pour lui une formation professionnelle à part entière, un accélérateur brutal mais formateur, et aujourd’hui, il n’a qu’une envie, travailler, créer, monter sur scène.
Dans ses mots, aucune amertume. Juste une forme de lucidité tranquille. Il sait ce que cette aventure lui a apporté, mais aussi ce qu’elle lui a coûté. Les nominations répétées, la pression constante, la fatigue mentale ont parfois ébranlé sa confiance. Pourtant, il en est sorti avec quelque chose de précieux : le besoin irrépressible d’écrire et de composer. Les téléspectateurs l’ont vu au fil des semaines, guitare en main ou devant un piano, chercher la justesse plutôt que l’esbroufe, l’émotion plutôt que la performance brute. Après l’émission, cette pulsion créative ne l’a pas quitté. Bien au contraire.
Théo P confie avoir déjà écrit et composé de nombreuses chansons. Il imagine son premier single comme un morceau très écrit, porté par de belles paroles et une instrumentation épurée, probablement au piano. Quelque chose de mélancolique, traversé par la nostalgie, mais jamais plombant. Une musique qui raconte, qui prend le temps, qui laisse respirer les silences. Il rêve de belles mélodies, soigneusement produites en studio, fidèles à ce qu’il est. Lors de son passage dans "Le Twitch NRJ", il se réjouit d’ailleurs que certaines de ses compositions aient marqué les esprits, notamment "Danser", un titre que beaucoup de fans attendent déjà avec impatience. Il promet que ce n’est qu’une question de temps.

Puis vient ce moment inattendu, suspendu, presque fragile. L’animateur lui propose de prendre une guitare et d’interpréter quelque chose en direct. Théo hésite un instant, s’inquiète de l’accordage de l’instrument, plaisante légèrement, puis accepte. Il annonce simplement : "Je vais chanter la compo sur ma mère. Je pense que les gens l’ont déjà entendue. Ça s’appelle 'Tu souris toujours la première'." À cet instant, l’ambiance change. Ce n’est plus une interview, ni une promotion. C’est une confidence.
La chanson se déploie doucement, sans effet inutile. Les mots touchent juste. Théo y parle d’une mère forte, pudique, de celles qui donnent sans compter et sourient même quand elles doutent. Il chante la difficulté à exprimer l’amour, la peur de mal faire, le besoin d’apprendre à aimer correctement. Il évoque cette figure maternelle comme "la plus forte de toutes les guerrières", non pas dans un registre héroïque, mais dans celui du quotidien, du courage silencieux. Sa voix tremble légèrement, mais ne rompt pas. L’émotion est là, brute, sincère.
Même si la guitare n’est pas parfaitement accordée, personne ne semble s’en soucier. Dans le chat, les réactions affluent. Les mots reviennent, simples et puissants : "Magnifique", "Sublime", "C’est si beau", "J’ai les larmes aux yeux". Certains se souviennent de cette chanson déjà interprétée au château, devant Anouk et Bastiaan, et de l’émotion qu’elle avait suscitée à l’époque. D’autres supplient presque : "Tu dois la sortir." Le public reconnaît dans cette ballade quelque chose de rare, une vérité qui dépasse le cadre d’une émission.
Interrogé sur une éventuelle date de sortie, Théo reste honnête. Il explique qu’il doit encore passer par l’étape du studio, structurer, produire, donner une forme définitive à ce qu’il a écrit. Il ne veut rien précipiter. Mais son envie est intacte. Il a hâte de présenter ce qu’il a préparé, de partager ces morceaux nés loin des projecteurs, dans l’intimité de l’écriture. Durant l’émission, il fredonne également un autre titre, "Belle", laissant entrevoir un univers déjà riche, cohérent, profondément humain.
Ce moment confirme ce que beaucoup pressentaient : Théo P n’est pas seulement un ancien candidat de télé-crochet. Il est un artiste en construction, guidé par une sensibilité assumée. Sa démarche n’est pas celle d’une carrière construite à toute vitesse, mais d’un cheminement patient, sincère. Il ne cherche pas à effacer son passé de kinésithérapeute, mais à l’intégrer à son histoire, à cette attention portée aux autres, aux émotions, aux fragilités.
À travers "Tu souris toujours la première", Théo rend hommage à sa mère, mais aussi à toutes ces figures discrètes qui soutiennent sans bruit. Il pose la première pierre d’un parcours artistique qui s’annonce intime, exigeant, et profondément tourné vers l’émotion vraie. L’après Star Academy n’est pas pour lui une course contre la montre, mais un espace à habiter, à ressentir, à construire note après note. Et c’est peut-être là que réside sa plus grande force.

















































Commentaires