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"Un grand vide en moi" : Julien Lieb ému par le souvenir de son père dans Danse avec les stars

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture

Ce vendredi 13 février, le parquet de "Danse avec les stars" s’apprête à accueillir une performance particulièrement intime. Julien Lieb, 26 ans, y interprétera un contemporain sur le titre "Si seulement je pouvais lui manquer" de Calogero. Une chanson chargée d’émotion, qui évoque l’absence et le manque d’une figure paternelle. Pour le jeune artiste, ce choix musical ne relève pas du hasard : il fait écho à une blessure profonde, celle de la disparition de son père alors qu’il n’était encore qu’un adolescent.


Depuis le lancement de la nouvelle saison, Julien Lieb s’est investi pleinement dans l’aventure. Sa participation à l’émission l’a même conduit à reporter plusieurs concerts, une décision qu’il a tenu à expliquer à son public. À 26 ans, le chanteur sait combien les opportunités sont précieuses, et intégrer un programme aussi emblématique représentait pour lui une chance unique. Malgré les ajustements nécessaires dans son agenda, il n’a pas hésité à relever le défi.



Pour sa première prestation, il avait présenté un American Smooth sur le morceau "Nous on sait" de son ami Pierre Garnier. Une entrée en matière élégante, saluée par le jury, qui lui a permis de se classer huitième ex-aequo avec l’acteur américain Ian Ziering. Mais au-delà du classement, c’est surtout l’intention artistique qui semblait l’animer : se dévoiler progressivement, montrer différentes facettes de sa sensibilité.



Pour ce nouveau prime placé sous le thème "histoire personnelle", sa partenaire Elsa Bois lui a réservé un contemporain intense. Le choix de "Si seulement je pouvais lui manquer" s’est imposé comme une évidence. Les paroles du titre de Calogero, qui racontent le regret de ne pas avoir pu exprimer tout son amour à un père disparu, ont immédiatement ravivé en lui des souvenirs douloureux. "Notre père est tombé malade quand j'avais 13 ans et il est mort du coup quand j'avais 14 ans. Après ça a laissé un vide gigantesque dans la famille et en moi", confie-t-il dans un extrait de ses entraînements diffusé sur les réseaux officiels de l’émission.



Dans la salle de répétition, l’émotion est palpable. Julien parle d’une voix plus fragile, le regard parfois fuyant. Elsa Bois, attentive et bienveillante, lui répond : "Je pense que la vie ne prépare jamais à ce genre d'épreuve". Il acquiesce, la gorge serrée. Derrière le danseur concentré se dessine alors le portrait d’un jeune homme qui porte encore en lui la trace d’un deuil survenu trop tôt.



Perdre son père à 14 ans a bouleversé son adolescence. À cet âge où l’on construit ses repères, où l’on cherche sa place, l’absence d’un pilier familial laisse une empreinte durable. Julien ne cache pas que cette disparition a provoqué un profond déséquilibre. "Après ça a laissé un vide gigantesque dans la famille et en moi", répète-t-il. Ce vide, il l’a longtemps porté en silence.


Le prime de ce vendredi promet donc d’être chargé en émotions. Danser sur une chanson qui parle si directement de son histoire personnelle représente pour lui un acte à la fois artistique et thérapeutique. Sur le parquet, il ne s’agira pas seulement d’enchaîner des pas techniques, mais de raconter une part de lui-même, d’oser exposer sa vulnérabilité devant des millions de téléspectateurs.



Ce n’est pas la première fois que Julien Lieb rend hommage à son père à travers son art. Sur son premier album "Naufragé", il a dévoilé le titre "L'horloge brûle", une chanson profondément personnelle. Dans une interview accordée à Ciné Télé Revue, il décrivait son père comme "un homme plein de paradoxes. Il était militaire et parachutiste. Il était très dur et strict, mais aussi capable d'une grande tendresse. Il avait un amour inconditionnel pour ses enfants, et pour ma mère". Ces mots dessinent le portrait d’un homme exigeant mais aimant, dont la présence a marqué durablement son fils.


Enregistrer "L'horloge brûle" n’a pas été une étape facile. "J'avais constamment de l'émotion dans la voix. Ma maman a beaucoup pleuré en l'écoutant", a-t-il confié. La musique devient alors un espace où la mémoire se transforme en mélodie, où le chagrin trouve une forme d’expression.


Dans "Danse avec les stars", Julien a également accepté d’évoquer les conséquences psychologiques de ce deuil. "À la mort de mon père, j'ai ressenti une colère immense contre le monde entier. (...) J'ai enchaîné plusieurs dépressions profondes et je n'avais aucune estime de moi-même. Il m'a fallu beaucoup de temps pour sortir de ce cercle vicieux", a-t-il expliqué avec franchise. Ces confidences témoignent d’un cheminement intérieur long et complexe.


Adolescent, confronté à l’injustice de la maladie et à la brutalité de la perte, il a dû apprendre à grandir autrement. La colère, l’incompréhension, la tristesse se sont entremêlées. Il lui a fallu des années pour apprivoiser cette douleur, pour reconstruire une image de lui-même plus apaisée. Aujourd’hui, en choisissant de danser sur un titre aussi symbolique, il semble franchir une nouvelle étape : celle de la transmission.


Sur scène, le corps parle parfois mieux que les mots. Le contemporain, par sa liberté et son intensité émotionnelle, lui offrira l’espace nécessaire pour traduire ce qu’il ressent encore. Chaque mouvement pourra devenir une lettre silencieuse adressée à son père, chaque silence un écho du manque.


Le thème "histoire personnelle" du prime donne une dimension supplémentaire à cette performance. Il ne s’agira pas seulement d’un numéro de danse, mais d’un hommage. Le public pourrait découvrir un Julien plus fragile, plus nu, loin de l’image du chanteur sûr de lui. Quelques larmes pourraient couler, tant du côté de l’artiste que du public.



Participer à "Danse avec les stars" représente pour Julien Lieb bien plus qu’un simple défi artistique. C’est aussi l’occasion de se raconter autrement, de montrer que derrière les succès et les projecteurs se cachent des épreuves fondatrices. En acceptant de partager cette part intime, il ouvre une porte vers une compréhension plus profonde de son parcours.



À 26 ans, il porte déjà une histoire marquée par la perte, la résilience et la reconstruction. Si la musique lui a permis de transformer la douleur en création, la danse pourrait lui offrir un nouvel espace d’expression. Ce vendredi, sur le parquet, il ne dansera pas seulement pour les points du jury, mais pour honorer une mémoire, pour donner une forme artistique à un amour qui ne disparaît jamais.


Dans l’intensité d’un contemporain, accompagné par les paroles de Calogero, Julien Lieb s’apprête à faire résonner ce "grand vide" qui l’habite encore, tout en montrant combien ce vide peut devenir une force lorsqu’il est assumé et partagé.


 
 
 

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