"Je reste une quiche !" : Léa assume ses fausses notes en finale et livre un message fort après Star Academy
- Émilien Charvoz

- il y a 4 heures
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La grande finale de la saison 13 de la Star Academy, diffusée en direct sur TF1 le samedi 7 février 2026, a tenu toutes ses promesses. Après plusieurs mois d’aventure au château de Dammarie-les-Lys, deux candidates se faisaient face pour décrocher le trophée tant convoité : Ambre et Léa. À l’issue d’une soirée riche en émotions, c’est Ambre qui a été sacrée grande gagnante avec 59 % des voix du public. La finale, suivie en moyenne par 3,2 millions de téléspectateurs, soit 18 % de part d’audience, a confirmé l’engouement toujours intact autour du célèbre télé-crochet.
Si la victoire a échappé à Léa, arrivée deuxième, son parcours n’en demeure pas moins remarquable. La jeune Suissesse de 22 ans a su s’imposer au fil des semaines comme une candidate déterminée et attachante. Son évolution vocale, son investissement et son authenticité ont conquis une large partie du public. Les cagnottes ouvertes par ses soutiens pour l’aider à remporter le programme ont d’ailleurs atteint des montants records, témoignant de la ferveur qu’elle suscitait. Pourtant, malgré cet élan populaire, cela n’a pas suffi à inverser le verdict final.
Lors de la soirée décisive présentée par Nikos Aliagas, Léa a toutefois livré une prestation en demi-teinte. Si son interprétation a été marquée par une grande implication émotionnelle, plusieurs fausses notes sont venues entacher certains passages, notamment sur une reprise exigeante du titre "Adagio" de Lara Fabian. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont réagi en direct, commentant avec intensité ses performances vocales. Certains se sont montrés critiques, pointant du doigt ces imperfections, tandis que d’autres ont salué son courage et sa sincérité malgré la pression immense d’une finale.
Consciente de ces remarques, Léa a choisi d’assumer pleinement ses fragilités. Dans une interview accordée à Ciné-Télé-Revue, elle revient avec franchise sur son niveau en chant et sur les difficultés rencontrées lors de l’ultime prime. Loin d’éluder la question, elle adopte un ton lucide et décomplexé : "Faites-le même si c’est dur et que vous partez de rien. Je n’avais jamais pris de cours de chant avant Star Academy, j’étais une quiche, je reste une quiche ! Je fais encore des fausses notes, je chante parfois faux. Mais l’audace est là."

Ces mots, prononcés sans détour, traduisent une forme d’humilité rare dans un univers où la performance est souvent scrutée à la loupe. Léa ne cherche ni à minimiser ses erreurs ni à se justifier. Elle reconnaît ses limites, tout en revendiquant le chemin parcouru. Son message s’adresse aussi à tous ceux qui hésitent à se lancer, convaincus de ne pas être "assez prêts" ou "assez doués". À travers son propre exemple, elle encourage à dépasser la peur du jugement.
"Si la vie ne vous fait pas de cadeaux, alors n’en faites pas en retour. Si vous avez envie d’apprendre, essayez et prenez votre revanche", affirme-t-elle avec conviction. Derrière cette phrase se dessine une philosophie de vie. Léa n’a jamais caché qu’elle n’était pas issue d’un parcours académique classique en chant. Avant d’intégrer le château de Dammarie-les-Lys, elle n’avait jamais suivi de cours structurés. Son aventure à la Star Academy a donc été pour elle une véritable immersion, une formation accélérée au contact des professeurs et des autres élèves.
Durant près de quatre mois, les téléspectateurs ont pu observer ses progrès semaine après semaine. Au fil des primes, son timbre s’est affirmé, sa présence scénique s’est renforcée et sa confiance a grandi. Si certaines prestations ont été plus abouties que d’autres, son évolution globale est indéniable. De simple outsider, elle est devenue une challenger solide face à Ambre, souvent considérée comme la grande favorite du programme.
La finale, cependant, représente un défi particulier. La fatigue accumulée, l’intensité émotionnelle et la pression du direct peuvent fragiliser même les candidats les plus aguerris. Léa ne s’en cache pas : "Je sentais que j’étais fatiguée vocalement. Mais j’ai été jusqu’au bout." Cette confession éclaire différemment les fausses notes entendues ce soir-là. Loin d’être le signe d’un manque d’investissement, elles témoignent peut-être d’un corps et d’une voix poussés à leurs limites après des semaines d’efforts continus.
Malgré ces imperfections, Léa se dit fière de son parcours. "Je suis fière de moi et de mon parcours", répète-t-elle. Cette fierté ne repose pas uniquement sur le classement final, mais sur la transformation vécue. Participer à la Star Academy implique bien plus que chanter sur scène. C’est apprendre à gérer la critique, à travailler sous pression, à vivre en collectivité et à s’exposer au regard permanent du public.
Aujourd’hui, même sans le trophée, Léa repart avec une expérience inestimable. Son apprentissage est loin d’être terminé. Elle peut continuer à progresser, notamment avec Sofia Morgavi, qui poursuit l’accompagnement vocal des élèves même après la fermeture des portes du château. Cette continuité montre que l’émission ne s’arrête pas brutalement le soir de la finale : elle constitue un tremplin, une base sur laquelle les candidats peuvent construire la suite de leur carrière.
Les fausses notes de la finale n’effacent en rien l’ensemble de son parcours. Elles rappellent simplement qu’un artiste reste humain, soumis aux aléas de la voix et à la pression du moment. Dans un univers parfois impitoyable, où chaque détail peut être amplifié sur les réseaux sociaux, Léa choisit la transparence plutôt que la posture. Elle reconnaît ses fragilités tout en revendiquant son audace.
Son discours pourrait bien marquer durablement les esprits. En affirmant "je reste une quiche", elle désamorce la critique avec une pointe d’autodérision. Mais derrière cette formule légère se cache une détermination solide. Léa ne prétend pas être parfaite. Elle assume le travail qu’il lui reste à accomplir. Et c’est peut-être cette sincérité qui touche autant le public.
La saison 13 de la Star Academy restera sans doute comme un tournant dans sa vie. Deuxième du programme, soutenue par une communauté engagée, elle dispose désormais d’une visibilité nouvelle. Les prochaines étapes de son parcours artistique s’annoncent déterminantes. Avec davantage de formation, d’expérience scénique et de maturité vocale, elle pourra continuer à affiner son identité musicale.

Au-delà du résultat final, l’essentiel est peut-être ailleurs. Léa a osé. Elle s’est présentée telle qu’elle était, avec ses forces et ses failles. Elle a appris, progressé, trébuché parfois, mais elle ne s’est jamais arrêtée. Son message résonne comme une invitation à ne pas attendre d’être parfait pour se lancer.
Dans une industrie musicale exigeante, où la technique compte autant que l’émotion, son parcours rappelle que la détermination et l’authenticité peuvent ouvrir des portes. Les fausses notes d’un soir ne définissent pas une carrière. Elles font partie d’un chemin, parfois sinueux, mais riche d’enseignements.
Et si cette finale n’était finalement qu’un commencement ? Derrière la jeune femme qui affirme avec humour "je reste une quiche", se dessine une artiste en construction, consciente de ses défis, mais prête à les relever. L’histoire de Léa ne s’arrête pas au soir du 7 février 2026. Elle ne fait peut-être que commencer.

















































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