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Star Academy 2025 : avant la finale, Léa avait déjà tenté sa chance ailleurs, une expérience décisive révélée "C'est ma tante qui m'avait inscrite"

  • Photo du rédacteur: Pierre Howard
    Pierre Howard
  • il y a 3 heures
  • 4 min de lecture

Deuxième de la treizième saison de la Star Academy, battue avec 59 % des voix par Ambre lors d’une finale intense diffusée sur TF1, Léa n’a peut-être pas remporté le trophée… mais son histoire avec la musique ne date pas d’hier. Derrière son parcours remarqué au château de Dammarie-les-Lys se cache une première expérience télévisée, plus discrète, mais déterminante. Une aventure que peu de téléspectateurs connaissaient avant qu’elle ne l’évoque elle-même.


À seulement 22 ans, la jeune Suissesse affiche déjà un cheminement artistique construit, nourri d’essais, de remises en question et d’intuitions fortes. Si la Star Academy a représenté pour elle une vitrine exceptionnelle, ce n’était pourtant pas la première fois qu’elle montait sur scène dans le cadre d’un concours musical.



Dans une interview accordée à Diverto, Léa est revenue avec sincérité sur ses débuts. "C’est vrai que quand j’ai fait ce concours, j’avais 13-14 ans. C’était dans un centre commercial, pas très grand et il n’y avait pas vraiment d’enjeu. Avec ma famille, on s’est dit pourquoi pas. C’est ma tante qui m’a inscrite, je suis allée." Cette confidence, presque anodine en apparence, révèle beaucoup de choses. À l’époque, la musique n’était encore qu’un rêve en construction, une envie diffuse portée par l’entourage familial.



Le concours en question ? La quatrième saison du Swiss Voice Tour, une émission musicale suisse réservée aux enfants, à laquelle elle a participé en 2018. Un format bien plus modeste que la Star Academy, loin des grandes audiences et de la médiatisation massive. Pourtant, pour l’adolescente qu’elle était alors, cette expérience allait marquer un tournant.



"Au final, je me retrouve en finale et je fais mes premières rencontres", raconte-t-elle. Cette progression inattendue lui a permis de vivre ses premiers frissons de scène et de découvrir l’univers professionnel de la musique. Elle évoque notamment sa rencontre avec Patrick Fiori, l’un des premiers artistes qu’elle a croisés à cette occasion. "La toute première fois, je crois que c’était Patrick Fiori. J’ai rencontré deux ou trois artistes et là je me suis dit : ‘Tu sais quoi, il faut que je fasse autre chose’. Et en plus, je n’avais pas gagné."



Cette phrase en dit long. À 14 ans seulement, Léa ne gagne pas le concours, mais elle gagne une certitude : celle que la musique est faite pour elle. L’échec, loin de la décourager, agit comme un déclencheur. Elle comprend que ce qu’elle a ressenti sur scène dépasse le simple jeu ou la curiosité adolescente.


"La Suisse, les concours qu’on a, ce n’est pas la même chose. Ce sont des concours assez petits. Il n’y a pas le même impact que la Star Academy ou d’autres concours", explique-t-elle avec lucidité. À travers ces mots, on perçoit déjà une ambition naissante. Elle mesure l’écart entre les formats locaux et les grandes productions internationales. Elle sent que pour aller plus loin, elle devra viser plus grand.



"Je me suis dit que j’étais obligée de faire autre chose. Je sentais que la musique était faite pour moi. Je me suis tellement sentie bien. Quand je chantais là-bas, je me suis dit que c’était juste le début. Déjà à 14 ans, je me suis dit : ‘C’est ça que je veux faire’." Cette révélation intime éclaire différemment son parcours à la Star Academy. Ce n’était pas un coup de tête ni une envie soudaine. C’était l’aboutissement d’un rêve mûri depuis l’adolescence.


Lorsque Léa intègre la Star Academy, elle arrive avec cette histoire en arrière-plan. Même si elle n’avait jamais pris de véritables cours de chant avant l’émission, elle portait en elle cette conviction profonde. Durant près de quatre mois d’aventure au château, elle a progressé, travaillé sa technique, gagné en assurance. Son parcours l’a menée jusqu’à la grande finale face à Ambre, dans un duel qui a tenu les téléspectateurs en haleine.


La défaite, avec 59 % des voix en faveur de sa concurrente, n’a pas éteint ses ambitions. Au contraire, elle semble aborder la suite avec une maturité surprenante. "Je ne sais pas ce qui m’attend. Mais c’est vrai que j’aimerais beaucoup commencer des sons, commencer à écrire avec quelqu’un. Je n’écris pas encore, mais pourquoi pas coécrire et me lancer sur mon projet à moi", confie-t-elle.


Léa ne cache pas son envie de créer. Après avoir interprété les chansons des autres, elle aspire désormais à trouver sa propre voix artistique. Elle envisage la coécriture comme une première étape, consciente qu’un projet personnel demande du temps et un bon entourage. "J’y vais doucement. D’abord, j’aimerais bien m’entourer pour commencer et savoir où je vais. Je ne veux pas aller trop vite. Je veux bien faire les choses."


Cette prudence contraste avec l’effervescence médiatique qui entoure souvent les finalistes de télécrochets. Beaucoup se précipitent, portés par l’exposition soudaine. Léa, elle, préfère avancer avec méthode. Son expérience passée au Swiss Voice Tour lui a peut-être appris qu’une aventure, même modeste, peut être fondatrice. Elle sait que chaque étape compte.


De ses premières scènes dans un centre commercial suisse à la finale de la Star Academy devant des millions de téléspectateurs, le chemin parcouru est impressionnant. Pourtant, elle parle de son avenir avec humilité. Elle ne prétend pas tout savoir, ni tout maîtriser. Elle veut apprendre, s’entourer, comprendre l’industrie avant de se lancer pleinement dans un projet personnel.


Cette trajectoire témoigne d’une constance rare. À 14 ans, elle avait déjà identifié la musique comme sa voie. À 22 ans, malgré une finale perdue, elle confirme que ce choix n’a jamais vacillé. La Star Academy n’a pas créé sa vocation ; elle l’a révélée au grand public.



Aujourd’hui, les portes sont ouvertes. Les rencontres faites au château, l’exposition médiatique, le soutien des fans constituent un socle solide pour la suite. Reste à savoir quelle direction artistique elle choisira, quels sons elle explorera, quelles collaborations elle nouera.


Une chose semble certaine : Léa ne considère pas cette deuxième place comme une fin. Elle la voit comme une étape. Une étape de plus dans un parcours entamé presque par hasard, grâce à une tante qui l’a inscrite à un concours sans grande prétention. Ce geste familial, anodin en apparence, a planté la graine d’un rêve qui n’a cessé de grandir.


Entre la jeune adolescente qui chantait dans un centre commercial et la finaliste de la Star Academy 2025, il y a la même passion, la même étincelle. La différence réside dans l’expérience, la maturité et l’ambition assumée.


Pour Léa, l’histoire ne fait que commencer. Et si la victoire lui a échappé cette fois-ci, son parcours prouve que parfois, les défaites sont simplement des détours vers quelque chose de plus grand.


 
 
 

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