top of page
Thủ công giấy

Star Academy 2025 : "J'appréhende un peu au niveau de la fatigue", Léa se confie sur les répétitions de la tournée

  • Photo du rédacteur: Auriane Laurent
    Auriane Laurent
  • il y a 11 minutes
  • 6 min de lecture

Le 7 février 2026, devant des millions de téléspectateurs réunis sur TF1, Léa a vu s’achever l’une des aventures les plus intenses de sa jeune vie. Finaliste de la Star Academy 2025, la candidate suisse de 22 ans s’est inclinée face à Ambre, sacrée grande gagnante avec 59 % des voix. Une défaite, certes, mais une "deuxième place de qualité", comme elle le dit elle-même avec un sourire sincère. Quelques jours après la finale, encore portée par l’émotion et déjà tournée vers l’avenir, Léa revient sur son parcours, ses souvenirs au château, les liens forts tissés avec ses camarades et ses appréhensions à l’approche de la tournée.


Au moment de l’annonce du résultat, l’émotion était palpable sur le plateau. Pourtant, Léa raconte avoir ressenti une forme d’apaisement. "Au moment de l’annonce, je me sens bien", confie-t-elle. Aux côtés d’Ambre, les mains serrées, les regards chargés d’affection, les deux jeunes femmes ont partagé un instant suspendu. "On se tient avec amour. On se dit quelques petites et dernières paroles. On se dit que c’est très fort. Je suis fière. Que ce soit toi ou moi, je suis contente. On est là, ça va bien se passer." Derrière la tension de la compétition, il y avait avant tout une amitié sincère. Léa se souvient avoir observé ses proches dans le public, bouleversés par l’instant. "Je vois qu’ils sont dans le mal, je me dis que je vais partir. C’est mieux. Et en vrai, je suis stressée, mais j’ai hâte. Peu importe ce qu’il arrive, c’est ok." Une maturité qui témoigne du chemin parcouru.



Avant d’entrer au château, Léa nourrissait l’espoir d’aller loin dans l’aventure, sans oser imaginer une place en finale. "Je voulais arriver aussi loin, mais je ne me voyais pas", admet-elle. Comme tous les candidats, elle visait le sommet, tout en sachant que le niveau était élevé. "On arrive, on se dit que je vise la finale, je vise d’aller le plus loin possible. Mais en vrai, on ne sait pas, parce qu’on est tous très forts." Les premières semaines sont marquées par l’incertitude, la peur de quitter l’aventure trop tôt. Puis, à mesure que le temps passe, l’espoir grandit. "Plus le temps avance, plus on se dit : peut-être que je peux y arriver." Le véritable déclic survient lors de la demi-finale. "Quand je suis annoncée première demi-finaliste, je me dis : ‘Surtout pas maintenant, continue, continue’." À cet instant, la finale cesse d’être un rêve lointain pour devenir une possibilité concrète.



Parmi les moments marquants de son parcours, Léa évoque le prime de la tournée comme un tournant décisif. Ce soir-là, elle prend pleinement conscience du soutien du public. "Le prime de la tournée m’a beaucoup aidée à me lâcher et à prendre conscience du public qui était aussi derrière moi." Au début de l’aventure, la jeune femme avoue avoir été envahie par la peur. Mais ce moment précis lui donne la force d’assumer qui elle est. "Tu sais quoi, montre-leur qui tu es vraiment et profite à fond de ton aventure. Tu as vu, il y a déjà un peu de personnes qui t’aiment bien et qui sont derrière toi, donc ne les lâche surtout pas maintenant." Cette prise de conscience marque une étape essentielle dans sa confiance artistique.



Au-delà des prestations et des primes, ce sont les rencontres humaines qui ont profondément marqué Léa. Au château, les liens se sont tissés naturellement. Elle parle avec tendresse de ses camarades, qu’elle surnomme "les chiches". "Mes chiches, mes grosses life, je les aime tous trop, énormément." Pour elle, la force de cette promotion réside dans l’absence de rivalité ressentie au quotidien. "On ne ressentait pas les enjeux, on ne ressentait pas la compétition. C’était vraiment colo." Entre rires, larmes et moments de doute, une véritable famille s’est formée. "On est tous là les uns pour les autres, on profite tous ensemble, on rit, on pleure, on s’énerve. On s’aime tous trop fort." Une alchimie qui, selon elle, a largement contribué à l’attachement du public.



Léa n’en est pas à sa première expérience sur scène. En 2017, alors âgée de 13 ou 14 ans, elle participe au Kids Voice Tour en Suisse. Une aventure modeste, organisée dans un centre commercial, sans grande pression. "C’était dans un centre commercial, ce n’était pas grand-chose et il n’y avait pas vraiment de grand enjeu derrière." Inscrite par sa tante, elle se retrouve pourtant en finale. C’est là qu’elle rencontre pour la première fois des artistes, dont Patrick Fiori. Ce moment agit comme une révélation. "Je me suis dit : ‘Tu sais quoi, il faut que je fasse autre chose’." Même sans remporter le concours, elle ressent une certitude naissante. "Je sentais que la musique était faite pour moi. Je me suis tellement sentie bien." À seulement 14 ans, elle comprend que la scène ne sera pas un simple passe-temps. "C’est ça que je veux faire."


Avant la Star Academy, Léa exerçait comme assistante médicale. Une profession qu’elle appréciait, notamment pour le lien humain qu’elle impliquait. Mais aujourd’hui, elle l’affirme avec conviction : "Il n’y a pas de retour en arrière, c’est fini." Elle voit un fil conducteur entre son ancien métier et son choix artistique. "J’aime beaucoup la médecine, mais ce que j’aimais particulièrement, c’était aider les autres. Je trouve que dans la musique, c’est pareil. Tu fais du bien aux autres, tu te fais du bien à toi-même." Pour elle, la musique devient une autre manière de soigner, autrement, par les émotions.



Malgré la défaite en finale, Léa se dit sereine et heureuse. "Je me sens bien. Je suis très contente du résultat. Je suis très fière d’Ambre." Elle insiste sur la qualité de son parcours. "C’est une deuxième place de qualité." Loin d’être une consolation, cette phrase traduit une véritable fierté. Elle se projette déjà vers la tournée et l’après. "J’ai hâte de la tournée. J’ai hâte de l’après." Son regard est résolument tourné vers l’avenir.


Le départ du château a été chargé d’émotion. Léa raconte avoir dit au revoir pièce par pièce. La salle de chant occupe une place particulière dans son cœur. "J’ai d’énormes souvenirs avec Fanny Delaigue et d’énormes fous rires." La salle de danse aussi lui laisse des souvenirs forts, tout comme la salle d’évaluations, malgré l’angoisse qu’elle suscitait. "Il y a nos noms sur les murs." Chaque espace porte la trace d’un apprentissage, d’un dépassement de soi.


Avant de quitter définitivement les lieux, Léa avoue avoir emporté un souvenir un peu particulier. "Oui, j’ai volé une tasse." Une tasse en forme de chat, partagée avec Ambre. Elle précise en riant : "On n’est pas des voleuses, mais on a pris un bout du château avec nous." Un geste symbolique, comme pour garder une part tangible de cette aventure hors du commun.


Avec le recul, elle mesure l’ampleur de ce qu’elle a vécu. "C’est une aventure de dingue. On n’est pas prêt. Ça change des vies." Elle insiste sur la dimension humaine. "C’est vraiment une aventure humaine. Il ne faut pas baisser les bras, il faut y croire, il faut beaucoup travailler, faire beaucoup d’efforts, beaucoup de sacrifices. Mais ça en vaut la peine." Ces mois au château l’ont transformée, artistiquement et personnellement.



Quant à l’avenir, tout reste à écrire. Léa vient tout juste de récupérer son téléphone. "Je ne sais pas ce qui m’attend." Elle exprime toutefois l’envie de commencer à travailler sur ses propres morceaux. "J’aimerais beaucoup commencer des sons, commencer à écrire avec quelqu’un." Elle ne se précipite pas. "Je veux bien faire les choses." S’entourer, apprendre, construire pas à pas son identité musicale : telle est sa priorité.


Les retrouvailles avec ses camarades sont déjà prévues. La tournée les réunira à nouveau, prolongeant l’esprit de famille né au château. Victor, Mélissa, Bastiaan, Sarah, Emma, Léane, Lily… Les prénoms s’enchaînent avec affection. "Finalement, on ne se quitte plus." Même si elle vit en Suisse, Léa compte bien revenir régulièrement à Paris pour maintenir ces liens.


Reste une ombre légère au tableau : la fatigue. "Les répétitions, j’appréhende un peu au niveau de la fatigue." Le rythme intense de la finale a laissé des traces. "Ambre et moi, on est assez fatiguées." L’idée de rentrer brièvement chez elle avant de replonger dans les répétitions l’inquiète un peu. "J’ai un peu peur d’être K.O." Mais l’enthousiasme l’emporte rapidement. "J’ai trois jours pour me reposer à la maison. Et surtout, j’ai trop hâte. On est une bonne équipe, ça va être génial." Entre appréhension et excitation, Léa s’apprête à vivre un nouveau chapitre de cette aventure qui, déjà, a changé sa vie.


 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page