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Marine répond aux haters, dans « Sept à Huit » sur TF1 : « On ne peut pas être en 2025 et commenter des choses sur le corps des gens.

  • Photo du rédacteur: Théo Ruisseau
    Théo Ruisseau
  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture

« J’ai rigolé mais je m’empêchais de pleurer » : cette phrase simple, presque enfantine, est pourtant lourde de sens. Elle a été prononcée par Marine, la grande gagnante de la Star Academy 2024, lors de son passage dans Sept à Huit sur TF1 ce dimanche 24 août. Le programme, qui aime dresser chaque semaine le portrait d’une personnalité marquante, s’est penché cette fois sur le parcours de la jeune chanteuse de 25 ans. Derrière le sourire et l’énergie qui ont séduit des millions de téléspectateurs, Marine a accepté de dévoiler ses doutes, ses blessures et surtout son attachement profond à sa grand-mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer.


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En novembre dernier, rien ne semblait prédestiner Marine à un tel sacre. Quand elle franchit les portes du château de Dammarie-les-Lys, elle s’attend à être éliminée dès les premières semaines. « Je pensais être la première à sortir », a-t-elle confié avec humilité. Et pourtant, seize semaines plus tard, c’est bien elle qui est ressortie comme grande gagnante de la douzième saison, une victoire qui l’a propulsée dans une nouvelle vie faite de projecteurs, de tournées promotionnelles et d’une exposition médiatique vertigineuse.


Mais derrière la joie immense, il y a eu aussi l’envers du décor. Les critiques n’ont pas tardé à pleuvoir sur les réseaux sociaux, transformant parfois le rêve en cauchemar. « La première nuit, j’ai dû dormir deux heures. J’ai passé toute la nuit sur mon portable. Forcément, beaucoup d’amour. Et puis d’un autre côté, oui… Toute cette haine sur les réseaux. C’est le seul moment où j’ai presque regretté d’avoir fait l’émission », a-t-elle révélé face aux caméras de TF1. Dans sa voix, on entend encore l’étonnement d’avoir découvert, au milieu des félicitations et des encouragements, une vague de commentaires d’une violence insoupçonnée.


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Marine n’a jamais nié que ces attaques l’ont profondément touchée. Certaines portaient sur sa victoire, jugée « imméritée » par quelques internautes, mais d’autres allaient bien plus loin, s’attaquant à son apparence. « On ne peut pas être en 2025 et commenter des choses sur le corps des gens. Ce n’est pas possible. Moi c’est ça qui me choque plus qu’autre chose.


Oui je ne suis pas parfaite, oui j’ai quelques formes là mais personne ne l’est », a-t-elle dénoncé avec émotion. Derrière ces mots, il y a la lassitude d’une jeune femme encore fragile face aux diktats esthétiques, mais aussi la détermination de quelqu’un qui refuse de se laisser définir par le regard des autres. « Je vise l’Eurovision », a-t-elle rappelé, comme pour signifier que son chemin artistique ne fait que commencer et qu’elle compte bien poursuivre ses rêves malgré les critiques.


Si Marine a trouvé la force de se relever après ces vagues de haine, c’est sans doute grâce à l’ancrage familial qui l’accompagne depuis toujours. Enfant unique, elle a longtemps « rêvé d’être grande sœur » pour rompre l’ennui de la solitude. Ce rêve s’est concrétisé avec la naissance de son petit frère, dont elle est aujourd’hui très proche. Elle entretient aussi une relation fusionnelle avec ses parents, au point de leur demander encore aujourd’hui, à 25 ans, « la permission avant de faire quelque chose ». Une habitude qui en dit long sur le lien de confiance et de respect qui unit Marine à sa famille.


Mais parmi toutes ces attaches, il y a une figure qui occupe une place à part : sa grand-mère maternelle. C’est elle qui lui aurait transmis sa passion pour la musique. Dans son premier album, Marine lui a d’ailleurs dédié une chanson écrite et composée avec Eddy de Pretto. Le morceau s’intitule Dalida, et derrière ce titre se cache une confession intime : il raconte le combat quotidien contre la maladie d’Alzheimer, dont sa mamie souffre depuis plusieurs années.


« Ma mamie a la maladie d’Alzheimer depuis quelques années. En même pas un an de temps, tout change. J’ai eu du mal à l’accepter au début », a-t-elle confié, les yeux brillants. On sent que ces mots ne sont pas faciles à prononcer. Car derrière la carrière qui démarre, il y a la peur de voir s’effacer peu à peu le regard et la mémoire de celle qui a tant compté. Et certains souvenirs restent gravés comme des coups de poignard.


Marine raconte ainsi un moment particulièrement bouleversant. « Elle me reconnaît encore. Bon la dernière fois où je suis rentrée chez mes parents et pour la première fois elle a dit à ma mère : c’est qui ? Ça m’a fait un peu bizarre, j’ai rigolé mais je m’empêchais de pleurer. Deux minutes après elle a fait : oh bah c’est Marine », a-t-elle partagé avec pudeur. Le rire, réflexe de défense, cache à peine la douleur d’une petite-fille qui voit la mémoire de sa grand-mère vaciller.


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Et pourtant, même dans cette fragilité, la musique continue de créer des ponts entre elles. Lorsque la mamie de Marine a entendu Dalida, sa réaction a été inattendue et pleine de tendresse. « Apparemment, elle aurait reconnu ma voix, elle aurait dit que je chantais bien mais à la fin elle a quand même dit mais elle est morte Dalida ? C’était mignon », a raconté Marine dans un sourire. Un instant suspendu, où la maladie se fait oublier pour laisser place à une complicité presque enfantine.


À travers ce témoignage, c’est toute la complexité de Marine qui se révèle. Une artiste en devenir, sensible et déterminée, mais aussi une jeune femme confrontée à la dureté des réseaux sociaux et à la cruauté d’une maladie qui frappe l’un de ses piliers affectifs. En évoquant sa grand-mère, elle montre que derrière le vernis médiatique se cache une réalité profondément humaine. Ses confidences, livrées avec simplicité dans Sept à Huit, rappellent que la victoire à la Star Academy n’est qu’un chapitre dans une histoire bien plus vaste, faite d’amour, de transmission et de lutte contre l’oubli.


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Marine, qui regarde déjà vers l’Eurovision et les scènes européennes, n’oublie pas d’où elle vient. Ni les critiques qui l’ont fait douter, ni surtout cette grand-mère qui, même dans ses moments d’égarement, reste capable de reconnaître la voix de sa petite-fille. « J’ai rigolé mais je m’empêchais de pleurer » : cette phrase, finalement, résume sans doute toute sa trajectoire actuelle. Entre la lumière et l’ombre, entre le rire et les larmes, Marine avance, déterminée à chanter pour elle, pour les siens, et pour toutes celles et ceux qui croient encore que la musique peut guérir un peu des blessures de la vie.

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