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OMG! Julien Lieb a lancé une pique subtile sur la victoire de son ancien camarade Pierre Garnier à la Star Academy, faisant vivement réagir l’opinion

  • Photo du rédacteur: Émilien Charvoz
    Émilien Charvoz
  • 3 août
  • 4 min de lecture

C’est une phrase qui a fait bondir plus d’un fan de la Star Academy : « Je savais depuis longtemps que Pierre allait gagner, et franchement j’en étais très content », a lancé Julien Lieb lors d’une interview accordée à La Tribune de Genève. Mais derrière cette déclaration a priori bienveillante se cache un sous-texte qui, lui, a déclenché un vrai débat. Julien ne s’est pas contenté de féliciter son ancien camarade de château : il a aussi questionné, voire critiqué, les coulisses du jeu et les intentions de la production. Alors, simple opinion ou dénonciation voilée ?

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Une victoire écrite d’avance ?

À demi-mot, Julien Lieb insinue que le sacre de Pierre Garnier n’était pas totalement le fruit du hasard ou d’un vote impartial du public : « L’envie de la production de le faire gagner était là, c’était assez évident. » Une phrase lourde de sens, surtout lorsqu’on sait combien TF1 mise sur l’image de ses gagnants pour booster les ventes de disques et rentabiliser ses investissements.


Le public a-t-il vraiment eu le dernier mot ? Ou bien Pierre était-il le profil idéal : jeune, souriant, poli, consensuel, et surtout… rentable ? En tout cas, pour Julien, les dés étaient jetés bien avant la finale. Et ce n’est pas un règlement de compte amer, à l’écouter, mais plutôt une analyse lucide du système : « Je n’ai jamais voulu gagner, car à la clé, c’est un contrat massif avec Sony, pour plusieurs années. Un contrat qui t’enchaîne. »


Une critique ou un choix de vie ?

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Ce que certains ont interprété comme une attaque frontale contre Pierre Garnier pourrait en réalité être une revendication plus profonde : celle d’un artiste qui refuse les compromis. Julien Lieb, avec son style plus brut, sa voix éraillée et ses influences rock, ne se voyait pas devenir le produit d’un grand label. « J’aime être libre artistiquement », affirme-t-il, avant d’ajouter qu’il a préféré rejoindre un label plus modeste mais à taille humaine, TwinMusic, basé entre Paris et Genève.


« Ce que je voulais, c’était bosser en famille, entre amis, dans un climat de confiance. Et c’est ce que j’ai trouvé. » Il parle alors de sa rencontre avec Roberto Ciurleo et Jan Erik Frogg, les fondateurs du label : « Un coup de foudre immédiat ». Difficile de ne pas voir dans ses mots un contraste assumé avec le parcours plus institutionnel de Pierre Garnier, signé chez Sony et lancé en grande pompe avec son single Ceux qu’on était.


Un tacle déguisé ?

Pour autant, les internautes n’ont pas tardé à s’emparer de ses propos, les jugeant parfois mesquins. Faut-il voir là une pointe de jalousie ? Julien s’en défend : « Pierre est un ami, je suis heureux pour lui. Mais nos chemins sont différents. » Et si certains fans du gagnant ont vu rouge, c’est peut-être aussi parce que Julien a touché un point sensible : la part de mise en scène et de stratégie commerciale dans un concours musical télévisé.


Car Pierre Garnier n’a pas seulement gagné grâce à sa voix. Il a aussi bénéficié d’une communication huilée, d’une exposition massive et d’un storytelling efficace. Son duo avec Joseph Kamel, son lien complice avec Daisy, ses larmes en prime time… Tout cela a construit un personnage attachant, peut-être plus télégénique que Julien, plus secret et moins formaté.


Une notoriété à double tranchant

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Julien Lieb ne renie pourtant rien de son passage à la Star Academy : « C’était une aventure hors du commun. » Il évoque même une « expérience humaine et artistique incroyable », bien que marquée par un quotidien sous surveillance constante : « Des caméras partout, aucune sortie, une bulle étrange. »


La célébrité soudaine qui en découle ? « C’est vertigineux. Du jour au lendemain, les gens te reconnaissent dans la rue. Il faut apprendre à gérer ça. » Et s’il reconnaît que cette visibilité lui a permis d’asseoir sa carrière et de bâtir une communauté fidèle, il insiste aussi sur l’importance de garder le contrôle : « La notoriété, c’est bien. Mais pas au prix de sa liberté créative. »


Le vrai débat : faut-il forcément viser la victoire ?

Derrière la prise de parole de Julien Lieb se cache peut-être une question plus vaste : dans ce genre d’émission, la victoire est-elle vraiment l’objectif ultime ? Ou bien le tremplin suffit-il à tracer sa propre route ? Julien semble avoir tranché : « On a tous eu une énorme exposition. À chacun d’en faire quelque chose d’authentique. »


D’ailleurs, s’il avait voulu signer avec les plus grands, il en avait les moyens : « On avait le potentiel, c’est sûr. Mais j’ai préféré construire ma carrière sur des bases solides, humaines. » Un discours qui séduit une partie du public, notamment ceux qui cherchent des artistes « vrais », loin des artifices du show-biz.


Deux visions de la musique

Julien Lieb et Pierre Garnier incarnent aujourd’hui deux manières différentes d’exister dans l’industrie. L’un, fidèle à ses racines, choisit un label indépendant pour garder la main sur son art. L’autre, porté par une maison de disques puissante, entre dans le grand bain avec l’ambition de séduire les foules.


Ni l’un ni l’autre n’a tort. Ce sont deux stratégies, deux tempéraments, deux projets. L’un ne vaut pas plus que l’autre. Mais il est intéressant – et sain – que des voix comme celle de Julien Lieb viennent rappeler que tout n’est pas aussi lisse qu’à l’écran. Que derrière les paillettes, il y a des enjeux, des choix, des renoncements.


Et c’est peut-être ça, la vraie richesse de cette nouvelle génération d’artistes : ne pas tous se ressembler. Ne pas avoir peur de dire les choses. De montrer leurs doutes, leurs désaccords, leurs préférences. Car c’est aussi ça, faire de la musique aujourd’hui : défendre une identité, un regard, une manière de créer.

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